Category: 2023

  • CEO-MAG 372

    Bienvenue dans ce dernier numéro du CEO-MAG pour l’année 2023.

    A tous, au nom du conseil d’administration du CEO, je souhaite une bonne année 2024, puisse t’elle vous apporter moult satisfactions et vous laisser un peu de temps pour utiliser votre ordinateur favori et participer à un de nos évènements. Alors comme pour Dino, faites vos voeux.
    Le numéro est un peu plus épais qu’à l’accoutumée et assez dense en lecture, car il contient quelques nouveautés passées au travers des précédents opus ; même s’il en manque sans doute.Dans mes idées (ou voeux appelez les comme vous voulez), je dois utliser plus de matière provenant des forums, ce qui n’est pas toujours facile car je ne suis pas toujours en mesure d’en valider le contenu ; ainsi qu’un suivi des mises à jour d’oric.org sur la partie software.
    Certains softs méritent le détour, et j’espère que la lecture de ce mag vous donnera envie de ressortir votre Oric ou un émulateur pour découvrir ces pépites. Je suis loin d’avoir joué à tous ces jeux d’aventure, je l’avoue ; aussi les pages «conçu par» sont liées à ces logiciels réalisés avec PunyInform mais pas testés au delà de quelques mots. Je ne suis déjà pas trop orienté aventure classique à l’image de «Meurtres à Venise» mais ces réalisations utilisant Pinforic demandent trop de temps pour s’y engager. Il y en aura d’autres à venir alors si des Oriciens sont motivés par des tests de quelques lignes, qu’ils n’hésitent pas à nous contacter.
    Nul doute que 2024 verra de nouveaux jeux, il y aura déjà les candidats à la PunyJam #4, sans doute la sortie (enfin) du jeu entamé voici 4 ans par Goyo, avec la participation musicale de Chloe, et peut être des nouvelles de Yann L, au volant de son futur jeu d’action. J’espère qu’Inufuto continuera de produire quelques softs d’action, toujours aussi léchés et agréables à jouer.
    Bonne lecture à tous et merci pour vos contributions passées, présentes et futures. Et n’oubliez pas que des liens interactifs sont dans le mag notamment sur les images issues de vidéos et sur les QR code ; cliquez donc !
    Bien entendu, vous retrouverez dans le zip du mag toutes les disquettes et cassettes des logiciels présentés

    Sommaire

    4 Réhausser son boitier
    5 3D Battlestar
    6 Cricket
    7 Hopman
    8 Yewdow
    9 Des idées de meurtres
    10 Meurtres à Venise
    12 Bertrand Brocard, une légende du jeu vidéo
    23 Los 3 investigadores en el misterio de la falsa herencia
    24 Retour sur la PunyJam #03
    25 Submarine Sabotage
    26 A1RL0ck
    27 The Fantasy Dimension
    28 Lucid Night
    29 Falling to pieces
    30 Blorp !
    31 A Clean Getaway
    33 Adhésions, vie du Conseil

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  • Visu Meet 2023 09

    Une nouvelle visu bien sympathique, qui nous a permis de découvrir de belles nouveautés hardware.

    Sommaire :

    00:32 Les participants
    00:59 Des projets en cours …
    01:50 Manipulation de fichiers TAP
    04:14 Projet de carte mère par Voyageur
    21:47 La bibliographie de Thierry dans le CEO-MAG .

    Summary :
    00:32 Participants
    00:59 Projects on going ..
    01:50 Tap file modification
    04:14 A new motherboard by Voyageur
    21:47 Thierry’s articles

    Retrouvez le résumé de la visu-meet sur Youtube.

    30 minutes de visu.

    A bientôt, la prochaine Visu-Meet est programmée le 8 Mars 2024 ; mais il sera aussi possible d’échanger en début d’année à la prochaine Visu (date à définir)

  • CEO-MAG 371

    Grace à Anthony, Thierry, Voyageur, Kenneth nos as de l’Oric et contributeurs hors pairs, ce nouvel opus est tout simplement remarquable. Vous avez le choix de donner une nouvelle dimension, une nouvelle carapace à votre Oric. La construction d’Anthony me rappelle cette époque où Thierry nous épatait à chaque visu, avec son Oric et ses lecteurs de disquettes installés au coeur d’un boitier sur mesure.
    La mise en page est un peu améliorée, et les articles intègrent parfois un QR code intégrant un lien vers la source ou vers des annexes tel qu’un code source.

    Bonne lecture à tous et merci pour vos contributions. Didier

    Sommaire :

    Reconstruction d’un Oric
    Un Oric issue4c, puis l’issue5
    La bibliographie CEO de Thierry B.
    Un oublié du développement sur Oric : Monasm
    Mes premiers pas en Assembleur
    Témoignage Albin de la Simone
    DFlat
    L’évènement Oric du trimestre, la Visu-Meet de Septembre
    Oric et Caractéristiques Techniques

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  • CEO-MAG 370

    Le CEO-MAG est décidément devenu digital. Pratiquement tous ceux qui ont répondu lisent le CEO-MAG sur leur ordinateur, et il y a peu d’attente pour une version papier physique. En conséquence, j’ai le plaisir de vous proposer une nouvelle version au format paysage, qui intègre davantage de couleurs et des liens vers des articles, des documents. J’espère que cette nouvelle présentation vous plaira. Le format est resté au format A4, avec une densité de pixels suffisante pour être lu sans perte sur un écran full HD.
    Le courrier des lecteurs refait son retour, sur la base de quelques posts collectés sur les forums.

    Cette année, je ne pourrais pas vous proposer de lire le mag sur les plages … en effet, je suis d’abord parti en vacances et depuis, je ne fait que procrastiner. Voilà pourquoi le mag se sort que maintenant, quelques semaines après la rentrée.

    Bonne lecture, tout de même. J’espère que vous aurez bien profité de vos vacances avant que nous ne retrouvions prochainement.
    Pour l’équipe, Didier

    Sommaire :

    Retour sur le sondage CEO-MAG de Mai
    Le jeu du mois … Battle Ground
    L’évènement Oric du mois, la Visu-Meet de Juin
    HEAD ON : Bonus et Malus
    Frankenstein Cross-Assembleur
    Convertisseur RGB-HDMI
    Convertisseur RGB-HDMI (Adaptateur)
    1vader
    N0 Problem
    Oric Adventure
    Le coin du Codeur débutant
    Oric Box (Lien Commercial non spons. et non testé)
    Soundtoy

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  • Visu Meet 2023 06

    Une nouvelle visu bien sympathique, même si nous n’étions pas nombreux. En direct live, de nouvelles démonstrations et échanges.

    Agenda :

    • 00:41 Retour sur le sondage à propos du CEO-MAG
    • 11:27 Un sommaire pour le mag ?
    • 13:11 Oricat, une souris pour l’Oric
    • 34:12 Les capuchons MCP40 imprimés en 3D

    Summary :

    • 00:41 CEO-MAG internal feedback
    • 11:27 A summary for the CEO-MAG
    • 13:11 Oricat, an Oric mouse
    • 34:12 3D printed MCP40 cases

    Retrouvez le résumé de la visu-meet sur Youtube.

    37 minutes de visu, les plus beaux chapitres.

    A bientôt, la prochaine Visu-Meet est programmée le 8 Septembre

  • [Orix] Démarrage personnalisé par autoboot et submit

    Depuis la version du kernel v2023.1, il est désormais possible de personnaliser le démarrage d’Orix sur son atmos.

    Submit est un langage de scripting issu de CPM mais modifié par Assinie. Assine a fait le code pour Orix mais aussi a amélioré le fonctionnement afin d’intégrer des fonctionnalités en plus. Submit est un langage interprété.

    Autoboot est un fichier localisé dans le répertoire “/etc/” et va contenir un script submit. Ce script contenu dans le fichier autoboot sera lancé au boot de l’ordinateur ce qui permettra de personnaliser son boot, faire des menus etc.

    Si le fichier autoboot est présent, alors il sera démarré, sinon, cela démarrera normalement sans personnalisation. S’il y a besoin de bypasser ce démarrage par autoboot, il faudra faire un reset par exemple avec une touche quelconque appuyée. Cela va empêcher autoboot de démarrer et permettre d’accéder au shell directement.

    Le gros avantage du scripting, c’est que cela permet d’aller vite pour faire quelque chose sans avoir beaucoup de connaissances.

    Voici, donc, un tutorial qui va mettre en application un démarrage par autoboot.

    Prerequis

    • Avoir la twilighte board à jour avec le kernel v2023.1
    • submit version v2022.4 (vérifier avec ‘submit’)
    • un éditeur texte sur pc. Il y a un éditeur texte natif en cours de dev, mais il n’est pas finalisé, et donc, il faudra partir sur la clé usb branchée sur le pc, avec “/etc/autoboot” ouvert.
    • avoir tous les binaires Orix à jour : https://repo.orix.oric.org/dists/official/ sur la clé usb

    Pour demander au système de ne pas lire le fichier autoboot au démarrage, appuyer sur une touche au boot. Si autoboot doit être désactivé, il suffit d’aller dans /etc/, faire une copie d’autoboot avec ‘cp’, et supprimer le fichier autoboot

    Je veux démarrer blake’s 7 au démarrage

    Dans le script submit, je mets juste :

    #!/bin/submit
    blakes7

    Je sauve le fichier, je mets la clé usb, et je démarre l’oric.

    Blakes7 démarrera automatiquement

    Démarrage d’un menu personnalisé avec changement de fonte

    Cette fois ci, nous allons lancer un menu au boot. Le script suivant va :

    • effacer l’écran après le boot, mettre la fonte fanta2uk (les fontes sont localisées dans “/usr/share/fonts”).
    • afficher un menu avec des entrées “basic, blake’s 7, Psychiatric, barbitoric, et Orix” : ces choix sont volontaires car ils permettent de montrer les différents lancements, que cela soit à partir d’une rom, du storage, d’un jeu, ou d’une démo). La commande basic11 prend un argument qui est le nom du .tap à lancer (on peut le trouver en faisant un basic11 -l)
    • attendre une touche et lancer le programme sélectionné.
    #! /bin/submit
    cls
    setfont fanta2uk
    
    @ 10,0
    text
                +--------------+
                 | 1 Basic         |
                 | 2 Blake's 7   |
                 | 3 Psychatric |
                 | 4 Barbitoric  |
                 | 5 Orix           | 
                +--------------+
    endtext
    :start
    getkey
    if key = 49 goto _basic
    if key = 50 goto _blake
    if key = 51 goto _psy
    if key = 52 goto _barbitoric
    if key = 53 goto prompt
    
    goto start
    
    :_basic
    basic11
    
    :_blake
    blakes7
    
    :_barbitoric
    barboric
    
    :_psy
    basic11 "PSY
    
    :prompt
    exit
    

    Le résultat en image:

    Le résultat en vidéo:

    Ce script va lancer, en fonction de la touche pressée, l’entrée voulue (rom basic, blake, psychiatric, barbitoric ou revenir au shell). En revanche, une entrée de fonctionnera pas, c’est barbitoric (pour la version disponible au 7/06/2023).

    Pour expliquer pourquoi barbitoric ne fonctionne pas dans le cas où il est localisé dans un script submit, il faut se référer au fonctionnement d’un binaire Orix. Le problème ne se produit pas pour une commande en ROM, mais il peut se produire pour un binaire sur clé usb/sdcard.

    Au début du développement d’Orix, un seul format de binaire existait, c’est le fameux format statique que nous connaissons pour du basic, hyperbasic, commandes sedoric etc. Les programmes sont assemblés à une adresse fixe, et il y a conflit si on essaie de charger un programme qui est dans la même plage d’adresse : l’un va écraser l’autre. C’est ce qu’il se passe dans le cas de submit et barbitoric, mais ce n’est pas submit le fautif, c’est le binaire barbitoric en natif Orix. Submit est un binaire sur disque au format 2 Orix. Ce format est relogeable. Le kernel va allouer la plage mémoire disponible en fonction de la taille et reloger au runtime le binaire pour que submit puisse tourner à une nouvelle adresse. Submit tourne donc à une adresse inconnue par l’utilisateur, seul le kernel sait où submit est localisé en RAM. Aussi, Submit va faire des allocations mémoire pour sa propre utilisation.

    Ici, barbitoric n’est pas au format relogeable, et quand le kernel va essayer de le lancer, il va regarder s’il est au format 2, s’il est au format 1, le header du binaire définit une adresse fixe. Le kernel va vérifier si l’adresse est occupée. Comme submit a été lancé de manière relogée au 1er offset mémoire libre, il y a conflit et le kernel va renvoyer un “exec format error” qui sera affiché dans submit.

    Voici comment vérifier si un binaire est au format relogeable : Il faut utiliser le binaire file.

    Vous verrez que file n’indique pas que c’est un binaire relogeable pour barboric (nom du programme barbitoric) :

    /#cd bin
    /bin#file barboric

    Ci dessous, en rouge, le test sur le binaire barbitoric, en vert le même test sur le programme blakes7. Nous voyons bien dans ce cas “reloc binary” en vert

    Pour corriger le problème de barbitoric dans le cas de submit, il faut attendre la sortie de la version relogeable. Pour cela, le binaire est converti par un programme après un 1er build du code source.

    Les commandes en ROM n’ont pas besoin d’être relogées. Elles sont déjà résidentes en ROM, et ont été conçues pour ne pas écraser les autres commandes. Les commandes sont déjà dans des emplacements mémoire fixes, et gèrent les allocations mémoire de leur coté. De façon générale, les commandes en ROM sont plus rapides car elles sont déjà chargées, n’ont pas besoin d’être relogées et n’occupent pas de RAM dans les 48KB pour son propre code (à part pour les allocations mémoires nécessaires)

    Couleurs, caractères de contrôles

    Avant d’aller plus loin, l’idéal est de lire la doc “subdoc” en utilisant man. C’est une doc en français qui explique les possibilités de submit

    /#man subdoc

    Nous avons besoin de personnaliser un peu plus ce menu, et nous allons afficher un texte double hauteur avec quelques couleurs. Cela se fait avec les caractères de contrôle :

    ink_black = ^@
    ink_red = ^A
    ink_green = ^B
    ink_yellow = ^C
    ink_blue = ^D
    ink_purple = ^E
    ink_cyan = ^F
    ink_white = ^G
    
    simple_height = ^H
    simple_graph = ^I
    double_height = ^J
    blink_simple = ^L
    blink_double = ^N
    
    paper_black = ^P
    paper_red = ^Q
    paper_green = ^R
    paper_yellow = ^S
    paper_blue = ^T
    paper_purple = ^U
    paper_cyan = ^V
    paper_white = ^W

    Nous allons modifier autoboot, pour afficher un bandeau avec sur fond bleu et en écriture rouge le mot menu en double hauteur, puis afficher un encadré magenta avec le menu.

    #! /bin/submit
    cls
    setfont fanta2uk
    echo ^[T +-----------------------------------+
    echo ^[T^[J|^[A               Menu         ^[G     |
    echo ^[T^[J|^[A               Menu         ^[G     |
    echo ^[T +-----------------------------------+
    
    echo
    
    echo ^[U
    echo ^[U ^[P         1 Basic                   ^[U
    echo ^[U ^[P         2 Blake's 7               ^[U
    echo ^[U ^[P         3 Psychatric              ^[U
    echo ^[U ^[P         4 Barbitoric              ^[U
    echo ^[U ^[P         5 Orix                    ^[U
    echo ^[U
    
    :start
    getkey
    if key = 49 goto _basic
    if key = 50 goto _blake
    if key = 51 goto _psy
    if key = 52 goto _barbitoric
    if key = 53 goto prompt
    
    goto start
    
    :_basic
    basic11
    
    :_blake
    blakes7
    
    :_barbitoric
    barboric
    
    :_psy
    basic11 "PSY
    
    :prompt
    exit

    Le résultat

    Pour aller plus loin

    Submit gère des variables, il est possible de les définir et de les sauver dans un fichier texte (save to myfile) et les restaurer. (restore from myfile)

    Submit lit des arguments en paramètre. Ainsi, un script en ligne de commande lancé par submit tel que

    /#submit monscript.sub toto

    “toto” sera dans la variable $1, permettant de faire des tests avec if.

    Il est possible de tester la présence d’un fichier (if exist myfile.txt goto start)

    D’afficher un prompt avec input, et récupérer ce qui a été saisi dans une variable.

  • CEO-MAG 369

    Sommaire

    Retour sur la Visu du 14 Janvier
    [DevKitCeo] Oricutron et cc65
    Head-On : Gestion clavier multi-touches
    Cracky
    Guntus
    Journal de transferts – l’Oric (presque) à Nu
    Basic 10 liners Competition 2023
    Attack of the Petscii Robots
    The Smiths are Dead
    Comment brancher votre Oric
    Retour sur la Visu-Meet du 10 Mars



    Après un début d’année plutôt mou, les activités oriciennes sont en explosion. Le mag est de fait un magnifique recueil de ces nouveautés et j’espère que leur découverte – si vous n’avez pas déjà lu ces informations sur les différents réseaux – vous donnera l’envie à vous aussi de contribuer à la vie de notre machine favorite.
    Du basic à l’assembleur, de multiples exemples sont disséqués pour permettre à tous d’aller plus loin avec leur Oric.

    En attendant, le mag de juin (si je vais plus vite que pour cette édition), je vous souhaite à tous de profiter pleinement de ces nouveautés, de plonger dans de nouvelles pièces de code ou de jouer du fer à souder.

    Pour l’équipe, Didier

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  • Journal de transferts – l’Oric (presque) à Nu

    Les vieilles cassettes et disquettes Oric sont parfois pleines de surprises. En voici un nouvel exemple, mais cette fois avec un livre ! Ce n’est en effet ni plus ni moins que le livre de référence de Fabrice Broche, l’Oric à Nu, qui a (péniblement !) atterri sous mon sapin, dans une version bien spéciale. Juste à temps pour les 40 ans de l’Oric ?

    Le gros lot
    Tout commence par un lot Oric acheté sur Internet vers 2018, contenant quelques interfaces, et pas mal de cassettes et de disquettes. Ceux qui me connaissent s’en doutent: j’ai commencé par transférer les cassettes, et n’ai donc enchaîné sur les disquettes que fin 2019. Hélas, pas mal de déboires m’ont découragé: beaucoup de logiciels du commerce sont illisibles, de même qu’une disquette marquée “LIVRE 1”.
    Cette dernière m’intrigue toutefois, car parmi les rares disquettes lisibles se trouve une disquette Jasmin marquée “(c) F.Broche, article, quelques extraits de Bouquin”, qui boote sur le traitement de texte Easytext, et qui contient des écrits de Fabrice Broche ! Tout oricien connaît Fabrice, auteur du livre de référence “l’Oric à nu”, et de l’Hyper-Basic pour Telestrat. Sur cette disquette donc, on trouve un article de Théoric (“Domptez votre MICRODISC”, Théoric 8, mai 85, pages 40 à 43 et. Théoric 9, juin-juillet 85, page 45 et 46), ainsi que des brouillons de l’Oric à nu ! Quelle chance: 35 ans après, j’ai donc bien entre les mains des disquettes de Fabrice Broche, et tout aussi incroyable, il a rédigé ses écrits sur Oric !

    On y retourne
    Un peu découragé par le taux d’échec des lectures, et les autres activités Oric ne manquant pas (et une histoire de virus m’ayant empêché d’accéder à ma collection un certain temps), ce n’est que fin 2022 que j’ai repris l’exploration des disquettes de ce lot. Et là, mon oeil est attiré par trois disquettes avec faces marquées “bouquin barratin” (sic), et “bouquin C000-CFFF”, puis D000-DFFF, E000-EFFF, F000-FFFF. L’une d’elle est aussi notée “(c) Fabrice Broche”. En repensant à la disquette titrée “LIVRE”, mon sang ne fait qu’un tour. Et si j’avais entre les mains le “source” de l’Oric à Nu ? Ce dernier n’ayant à ma connaissance jamais été passé pleinement à l’OCR, c’est un petit trésor qui pourrait se cacher là.

    Courage, lisons !
    Sans surprise, les premières lectures des disquettes sur PC avec Readdsk (de l’autre Fabrice bien connu des oriciens) sont hélas pleines d’erreurs. Mais au moins, la lecture va jusqu’au bout. Une inspection des premiers fichiers .DSK est sans appel: oui, les disquettes contiennent du texte de l’Oric à nu !
    Bien. Que faire ? Allez, ne réfléchissons pas trop: on recommence à lire. Avec de multiples lectures, on a un mince espoir de reconstituer une disquette complète. Et là, au fil des nouvelles tentatives, je m’aperçois d’une chose: à chaque lecture, la qualité s’améliore. Ne dit-on pas que lire régulièrement une disquette maintient les particules magnétiques dans une position correcte ? Eh bien, les lectures multiples après toutes ces années semblent effectivement les remettre en place !
    Au bout de deux soirées complètes à faire 5 à 10 lectures par face, j’obtiens enfin cinq fichiers .DSK sans erreur, hourra ! Mais en bootant les disquettes sur émulateur, que ce soit avec drive Jasmin ou Microdisc, le terrible “no operating system on disc” s’affiche. Allez, on ne me la fait pas: boot sur une disquette système Sedoric, remplacement de la disquette, DIR… Et miracle, les fichiers s’affichent, on était en présence de disquettes Sedoric esclaves. Pourquoi faire simple ?

    C’est Noël, on déballe
    Chaque DSK contient une bonne quinzaine de fichiers .TXT, plus trois images HIRES qui se promenaient par là. Cela se confirme: Fabrice Broche a entièrement tapé l’Oric à nu sur Oric. Mais il ne semble pas être allé très loin avec notre machine préférée pour la fabrication des illustrations ! Les fichiers de la disquette “barratin” portent un nom classique, ceux des autres disquettes sont composés de l’intervalle d’adresses qu’ils décrivent. Mince, c’est vrai qu’il va falloir remettre environ 80 fichiers dans le bon ordre !
    Mais au fait, avec quel soft ouvrir ces fichiers ? Trois ans ont passé depuis mes premiers transferts de disquette, et il me faudra un moment pour me souvenir de la disquette Jasmin avec l’article Théoric, qui bootait avec Easytext. Sans cette disquette qui m’offre le chaînon manquant, je serais peut-être encore en train de tester tous les traitements de texte Oric pour trouver le bon !

    La ficelle résiste
    Enfin le bout du tunnel ? Ha ha, que croyez-vous, c’eût été trop simple ! Devinette: comment lit-on des disquettes Sedoric sur un traitement de texte sous FT-DOS ? Réponse: je n’en sais strictement rien…
    Pendant que mon PC passe des heures à inspecter tous les fichiers DSK de mes disques durs à la recherche d’une hypothétique version Sedoric d’Easytext, c’est sur Oric.org que je trouve la solution avec une version anglaise. Ouf ! De là, il ne me reste “plus qu’à” apprendre à utiliser Easytext et à ouvrir les fichiers pour les imprimer. Là encore, la disquette avec l’article Théoric m’aidera à avoir la bonne configuration d’Easytext.
    Dans la série “sinon c’est pas drôle”, Easytext version anglaise plante aléatoirement, environ toutes les trois impressions. Il me faudra donc environ 25 fois rebooter, reconfigurer l’émulateur et le traitement de texte, changer les disquettes, pour ouvrir les fichiers un par un et enfin “imprimer” dans un fichier TXT sur PC. La capture d’écran des images HIRES, à côté, sera un jeu d’enfant !

    C’est un puzzle !
    Une fois tous les fichiers imprimés, il reste “juste” à… Les remettre dans le bon ordre ! Heureusement un fichier de la disquette “barratin” décrit l’ordre dans lequel imprimer les fichiers pour obtenir le livre, avec cependant quelques changements: par exemple le sommaire est positionné au début, alors que dans le livre il est à la fin, des titres manquent…
    Mais là encore, quand on croit que tout est fini, il reste un escalier à gravir: on en est proche, mais il ne s’agit clairement pas la version finale du livre (qui serait peut-être sur la disquette illisible “LIVRE 1” ?). On a des différences sur les tables en début de ROM et le sommaire, de nombreuses petites corrections (espaces, majuscules, fautes), ou des paragraphes manquants qu’il faudra retaper à la main depuis le livre pour, sauf oubli ou erreur, obtenir une source strictement identique. De même les caractères accentués passent mal, il faudra les remplacer.
    Autrement dit: une relecture complète s’impose pour obtenir le livre !

    Loading…
    A ce jour, la relecture a dépassé la moitié. Mon but premier est de retrouver strictement le texte original, avec ses erreurs, sans me soucier des illustrations, puis de le mettre à disposition. Plutôt que proposer une “2e édition” plus aboutie qui n’aurait pas plu à l’un ou l’autre pour telle ou telle raison, chacun pourra en faire ce qu’il entend.
    A noter toutefois, le livre “papier” contient des erreurs liées à l’impression ou à la mise en page, absentes du texte numérique d’origine. Il aurait été absurde d’introduire ces erreurs dans ce qui n’est qu’un transfert numérique; elles seront simplement listées à toutes fins utiles. Quelques exemples d’erreurs d’impression:
    – le nom du fichier “BASIC2.TXT” apparaît page 38
    – le nom de la “TABLE D’ADRESSE DES MOTS-CLES”, est abrégée en “TABLE D’ADRESSE” page 68
    – page 89, le livre indique qu’on traite un ‘ ‘ alors que c’est un ‘\’ (vérifié en ROM; le caractère n’a pas dû passer à l’impression)
    etc., etc.

    Noël prochain ?
    L’étape d’après ? Eh bien, j’espère tout de même recréer une version complète avec les numéros de page et les illustrations, puis (ou avant ?) une version corrigée des erreurs rencontrées et des fautes de syntaxe. Outre ce qui a déjà été recensé dans les forums, la relecture m’a permis de noter quelques erreurs, mais il est certain que d’autres m’échapperont.
    On s’en fiche, il suffira de corriger 😉

    Morale à deux mille balles
    A l’heure où notre ordinateur favori semble définitivement devenu objet de collection davantage qu’un hobby d’utilisateurs, il est presque impossible de récupérer des lots Oric sans dépenser une fortune, ou sans soudoyer les vendeurs (qui parfois arrêtent les enchères en raison de propositions en privé). La conséquence de cette spéculation débridée est que la quasi totalité des cassettes et disquettes part dans des collections qui, sauf exception occasionnelle, ne sont jamais numérisées.
    Je ne peux qu’encourager les collectionneurs acharnés à se lancer dans les transferts, ou à défaut, à contacter les forums Internet (Club Europe Oric, Defence Force, …) pour se faire aider, avant que le contenu des supports vieillissants soit définitivement perdu. Un grand merci à ceux qui se sont donné cette peine par le passé !

  • CEO-MAG HS09 Prehisto’Mag

    Pour le 40e anniversaire de l’Oric, vous trouverez ci-joint la retranscription intégrale en pdf des disquettes du Journal Electr’oric (JEO), l’ancêtre digital de ce qui allait devenir le CEO-MAG du Club Europe Oric.

    Auteurs : Dom, Symoon, Andre_C

    [wpdm_package id=’6545′]

  • [DevKitCeo]Oricutron et cc65 : Environnement de développement VisualCode/Windows avec linux

    Ici, je vous propose d’installer un environnement de développement sous windows, tout en ayant un shell linux, et Oricutron qui fonctionne. Il est possible que certaines étapes ne soient pas mentionnées.

    Aussi, tout fonctionne sur un poste windows 11 avec un wsl à jour pour le lancement d’Oricutron en fenêtré. Il n’est pas garanti que cela fonctionne sur un windows 10, encore moins quand wsl n’est pas à jour sur windows 10 ou 11. Cet article présente l’installation d’oricutron dans le meilleur des cas : Windows 11 + WSL à jour. Si Oricutron ne fonctionne pas, il faudra passer par le lancement d’oricutron dans Windows par un explorateur de fichier par exemple

    Installer Visual code

    Download Visual Studio Code – Mac, Linux, Windows

    Installer WSL

    Installer WSL 2 | Microsoft Learn

    Commencer l’installation de l’environnement avec cc65, oricutron

    Démarrer Visual Studio Code et démarrer un nouveau terminal dans le menu de visual code “Terminal -> New Terminal”

    A partir de là, un terminal s’affiche en bas :

    Par défaut, cela doit démarrer powershell mais si wsl est installé, wsl devrait apparaitre dans les choix de terminal à droite en bas de visual code (Appuyer sur +, normalement une entrée avec WSL en description devrait apparaitre:

    A cette étape, nous avons un prompt linux qui s’affiche en bas dans visual code. Le path courant est le home directory du user : le lecteur “c” ici est monté dans “/mnt/c”, et nous accédons au répertoire Users/$monuser

    Commençons par upgrader la distribution wsl, installons git, et le developement kit CEO, oricutron, cc65 :

    $sudo apt-get update
    $sudo apt-get upgrade
    $sudo apt-get install git
    $sudo apt-get install make
    $mkdir oric
    $cd oric
    $git clone https://github.com/club-europe-oric/DEVKIT_CEO.git

    A cette étape, il est possible de lancer cc65 compilé pour windows sur wsl. Testons :

    $cd DEVKIT_CEO/CC65/bin
    $./cl65.exe

    Nous pouvons démarrer oricutron compilé pour windows à partir de WSL dans certains cas. Dans les dernières versions de WSL, surtout celles disponibles sur Windows11, une interface graphique peut être lancée avec le son. Si Oricutron se lance, mais plante avec un message indiquant une erreur avec “Alsa”, il faut contourner le pb en installant des softs qui permettent de rediriger le son et permettre à Oricutron de démarrer. Cela ne sera pas expliqué ici.

    Normalement, en modifiant le .bashrc, et en mettant le bon PATH avec le chemin oricutron et cc65, il est possible de lancer le makefile de hello_c dans le dossier _projets

    Je vous propose ci après d’installer plutôt cc65 en version wsl (natif linux)

    Installation CC65 pour WSL (linux)

    $pwd
    XXXXXXXXXXXX/oric/DEVKIT_CEO/CC65/bin
    $cd ../../
    $mkdir wsl && cd wsl
    $git clone https://github.com/cc65/cc65.git
    $cd cc65
    $make install PREFIX=/usr

    Editons le .bashrc pour spécifier les paths de cc65

    vi ~/.bashrc

    Dans vi, appuyez sur ‘i’, et avec les flèches, descendez en bas du fichier.

    Ajouter ce bloc :

    CA65_INC=/usr/share/cc65/asminc/
    export CA65_INC
    
    LD65_CFG=/usr/share/cc65/cfg/
    export LD65_CFG
    
    LD65_LIB=/usr/share/cc65/lib/
    export LD65_LIB
    
    CC65_INC=/usr/share/cc65/include
    export CC65_INC
    
    CC65_HOME=/usr/
    export CC65_HOME

    Faites dans vi “ESC” -> “:wq”

    A cette étape, vous avez quitté vi, nous allons recharger .bashrc :

    source ~/.bashrc

    cc65 est donc normalement accessible, la commande devrait afficher “No input file” :

    cc65

    Testons le hello world du kit dev ceo en compilant:

    $cd ../../_projects/hello_c
    $make

    En faisant “ls -l”, un fichier “hello_c.atmos” apparait. En le renommant en hello.tap, et en le copiant dans le folder tape d’oricutron “_tapes”, il est possible ensuite de faire un cload

    cd ../../
    mkdir _tapes
    cp _projects/hello_c/hello_c.atmos _tapes/hello.tap
    cd Oricutron
    ./Oricutron
    # Faire le CLOAD"HELLO" dans oricutron