Category: Hardware

  • LOCI – Mode d’Emploi

    __LOCI – Lovely Oric Computer Interface
    Document pas toujours à jour, original sur https://github.com/sodiumlb/loci-hardware/wiki/LOCI-Mode-d’emploi

    Généralités

    LOCI est un périphérique à insérer sur le port d’extension Oric BUS, pour les ordinateurs Oric-1/Atmos. Il permet une émulation de la ROM et des fonctions de stockage de disquettes et de cassettes ; ainsi que la prise en charge de périphériques USB pour les périphériques HID simples (par exemple, souris, clavier, contrôleurs de jeu) et CDC (modem série, série). [NDLR : Non testé]

    Après le Cumulus et l’Erebus, LOCI offre un moyen d’utiliser des périphériques modernes avec les ordinateurs Oric-1/Atmos vieux de plus de 40 ans.

    Firmware du LOCI

    Ce manuel d’utilisation décrit l’utilisation générale du LOCI hardware 1.3, avec le firmware v0.20 et la ROM v0.20

    Détails des fonctionnalités

    LOCI prend actuellement en charge :

    • Microdrive emulation (WD179x FDC) – émule quatre lecteurs de disquette pour la lecture et l’écriture des fichiers DSK
    • Cassette (tape drive) emulation – émulation des cassettes en lecture . Fichiers TAP au niveau des bits et des octets par émulation des routines de bande ROM Basic 1.0 et 1.1
    • ROM emulation – Emule les ROM – remplace virtuellement la ROM Oric : LOCI ROM, Oric Basic1.0 Oric Basic1.1, et la ROM de diagnostic de Mike Brown sont prises en charge.
    • Stockage USB – accédez au périphérique de stockage USB tel qu’une clés USB et utilisez-les comme stockage sur disque Oric. A noter que le système accepte un hub intermédiaire qui permet de connecter plusieurs périphériques.
    • Internal storage – 15 Mo de stockage flash interne pour les fichiers utilisateur
    • ACIA emulation – Permet de prendre en compte les périphériques modem USB CDC sur l’Oric en tant que port série ACIA (par exemple PicoWifiModemUSB)
    • HID access – La souris USB et d’autres périphériques HID sont accessibles à partir de l’Oric avec de nouvelles API.
    • Timing tuning – ajustements pour l’interface physique entre LOCI et Oric (comme RV1)

    Compatibilité :

    La majorité des modèles d’Oric sont compatibles avec le LOCI ; tels que :

    • Oric-1 48k
    • Atmos
    • Nova 64
    • Oric-1 16k (sans .DSK emulation)
    • Pravetz 8D (non testé) [Attention, le branchement sur le Pravetz est à inverser]

    Restent incompatibles :

    • Oric avec une EPROM qui ne prend pas en charge le signal ROMDIS
    • Telestrat
    • Oric1 à double ROM

    Remarque : Les ordinateurs Oric sont notoirement capricieux. Soit fonctionnel sur de nombreux Oric, il se peut qu’il ne soit pas en mesure de fonctionner sur tous les systèmes.

    Connection :

    LOCI est livré avec deux connecteurs utilisateur physiques : un connecteur IDC 34p pour la connexion au port d’extension Oric et un port USB-C pour la connexion de périphériques USB. Le port USB-C fonctionne comme un hub USB pour l’Oric et n’est pas destiné à se connecter à d’autres périphériques hôtes USB, tels que des ordinateurs, des ordinateurs portables, etc. Le port USB-C peut être utilisé avec, par exemple, une clé USB, ou il peut être utilisé avec un hub USB alimenté supplémentaire afin de fournir plusieurs périphériques USB à l’Oric, par exemple avec plusieurs clés USB, une souris, un adaptateur USB-Wifi, etc.
    Comme pour les autres extensions, il est préférable d’utiliser un cable de liaison court et en bon état.
    La clé USB est à formater en FAT/exFAT

    L’alimentation en électricité du LOCI est réalisée par l’Oric. De fait, il est préférable d’alimenter l’Oric avec une alimentation 9V d’au moins 1A, et il est conseiller d’éviter de connecter des accessoires consommateurs d’électricité sur le LOCI.
    Si le LOCI est alimenté par le concentrateur USB, il déconnectera par sécurité l’alimentation provenant de l’Oric.

    Interface :

    L’interface LOCI présente trois boutons :

    1. Action – Le bouton (blanc ou rouge suivant les versions) permet à l’utilisateur d’interagir avec LOCI.
    2. Reset – un bouton de réinitialisation matérielle pour l’Oric et le LOCI. Il s’agit du bouton noir.
    3. Firmware – ce bouton caché permet de mettre à niveau le micrologiciel LOCI.

    Interface utilisateur

    Lorsque LOCI est sous tension, il est dans un mode passif dans lequel l’ordinateur LOCI n’a pas d’influence. L.a ROM BASIC interne d’Oric démarre, et le chargement physique classique des bandes peut être utilisé.

    En appuyant une fois sur le bouton “ACTION” LOCI, vous démarrerez l’Oric dans l’interface utilisateur (UI) LOCI, mettant Oric sous le contrôle de LOCI. En quittant LOCI, l’Oric retrouve son fonctionnement précédent.

    le bouton ACTION LOCI pendant qu’une application Oric est en cours d’exécution suspend l’application (si possible) et affiche l’interface utilisateur LOCI avec la possibilité de reprendre l’application suspendue.

    L’interface clavier utilisateur LOCI permet de configurer le software à charger.

    • Flèches : Navigation dans le menu affiché à l’écran
    • Espace : Selection d’un fichier pour clic sur le bouton sélectionné.
    • Esc : Quitte la sélection en cours

    Raccourcis clavier :

    • A. B. C. D : Choix du lecteur de disquette à gérer
    • T. : Acces au lecteur de bande virtuel
    • K. : Accès au compteur de bande
    • M. : Navigation à la souris ON/OFF
    • O. : Selection de la ROM
    • R. : Ajustement de RV1
    • +/-. : Augmenter/diminuer la valeur du potentiomètre virtuel (lorsque RV1 est mis en surbrillance)
    • S. : Réglage automatique de la synchronisation de l’interface
    • RETURN : Sortie du mode LOCI

    Navigation dans le gestionnaire de fichiers :

    • flèches gauches et droite : page de sélection suivante
    • F. Filtre sur les fichiers
    • I. : Copie du fichier encours dans la mémoire interne
    • DEL : Supprimer le fichier sélectionné de la mémoire flash interne

    Navigation dans les fichiers

    Lorsqu’un fichier ou un chemin d’accès est nécessaire, une fenêtre de navigation dans les fichiers s’affiche. Il répertoriera les éléments au niveau actuel de la hiérarchie. Le premier niveau affichera tous les appareils connectés et reconnus par LOCI. Les appareils sont numérotés à partir de 0, y compris les périphériques USB non pris en charge) :

    Utilisez les touches Haut/Bas pour naviguer et Espace pour sélectionner une entrée. Utilisez Esc pour quitter sans effectuer de sélection. Si l’entrée sélectionnée est un appareil ou un répertoire, le niveau suivant de la hiérarchie sera répertorié. Si la liste des répertoires est plus longue qu’un écran, la liste sera divisée en pages et des <> boutons de navigation des pages seront affichés sur le bord inférieur du navigateur de fichiers. Utilisez ces raccourcis clavier ou les raccourcis clavier Gauche / Droite pour passer d’une page à l’autre.

    Attention, le LOCI est limité à un certain nombre de fichiers gérés dans le répertoire. Un trop grand nombre de fichiers entrainera un filtrage des éléments supplémentaires

    Les listes de répertoires sont dotées d’un filtre de nom de fichier court et insensible à la casse. Celle-ci est automatiquement réglée sur “. DSK » lors de la sélection de l’émulation de disquette et « TAP” lors de la sélection de l’émulation de la cassette. Le filtre est indiqué entre parenthèses sur le bord supérieur droit du navigateur de fichiers. Pour effacer le filtre ou le modifier, accédez au champ de filtre ou appuyez sur le raccourci clavier F. Utilisez la touche Del pour supprimer des caractères et tapez comme d’habitude pour composer un nouveau filtre. Utilisez la touche Return une fois l’édition terminée et la liste des répertoires sera actualisée à l’aide du nouveau filtre.

    Configuration de l’émulation de disquette

    LOCI émule l’interface de disquette Oric Microdisc. Il prend en charge quatre lecteurs de disquettes virtuels A, B, C et D. L’insertion d’une disquette est émulée en sélectionnant un . DSK à partir d’une clé USB ou d’un stockage interne, et en l’attribuant à l’une des lettres de lecteur virtuel dans l’interface utilisateur LOCI. Seul le format de disquette MFM_DSK plus récent est pris en charge. L’interrupteur On/Off du Microdisc détermine si le périphérique Microdisc émulé est prioritaire sur la ROM de base lors du démarrage. Il est automatiquement défini sur On lorsqu’un . Le fichier DSK est sélectionné pour un périphérique de disquette virtuelle.

    Attention, la protection en écriture des disquettes virtuelles . DSK n’est actuellement pas implémentée. N’utilisez pas LOCI avec la seule copie de vos fichiers !

    Pour émuler l’acte physique d’éjection d’une disquette, utilisez le bouton EJECT en regard du lecteur virtuel ou le raccourci clavier Del lorsque le lecteur virtuel est mis en surbrillance.

    Configuration de l’émulation de cassette

    LOCI émule les cassettes en patchant les routines de base de la ROM pour la lecture des bandes. Le cheminement ROM Basic 1.0 et Basic 1.1 est pris en charge. L’insertion d’une cassette est émulée en sélectionnant un . TAP à partir d’une clé USB ou d’un stockage interne vers le lecteur virtuel tap : dans l’interface utilisateur LOCI.

    L’interrupteur Cassette On/Off détermine si les patchs ROM sont appliqués ou non. Lorsqu’il est éteint, des lecteurs de cassettes physiques normaux peuvent être connectés et utilisés avec l’Oric.

    Le commutateur Auto/Bits sélectionne si les correctifs de lecture d’octets et de bits sont appliqués ou si seules les correctifs de lecture de bits sont appliqués. Le mode bits n’est généralement nécessaire que pour tester le mode de lecture des bits.

    L’émulation de bande comprend un compteur de bande indiquant la position actuelle du . TAP en octets. . Les fichiers TAP peuvent contenir plusieurs blocs de mémoire Oric stockés dans l’ordre (comme sur une vraie bande). Pour revenir au début d’un emplacement particulier à l’intérieur du . TAP, naviguez jusqu’au compteur de bande (raccourci clavier K), qui affichera un navigateur de fichiers indiquant le contenu du . TAP, autorisant différentes sections du fichier du fichier TAP à sélectionner.

    Configuration de l’émulation de la ROM

    LOCI prend en charge le démarrage en mode Oric-1 (Basic 1.0) ou Atmos (Basic 1.1). Cela peut être utile car certains programmes ne prennent en charge que l’ancienne ROM Oric-1. Les correctifs de ROM d’émulation Cassette sont appliqués différemment dans les deux modes.

    Utilisez le raccourci clavier O pour accéder à la commande de sélection de la ROM et toujours sur la barre espace pour sélectionner la version désirée.

    Vous pouvez donc soit choisir la ROM intégrée à LOCI (1.0 ou 1.1) ou charger une rom modernisée, francisée voire DFLAT pour vous adonner à ce nouveau langage de programmation

    Configuration de l’émulation de la souris

    Sélectionner Mouse et pressez espace pour passer en mode mouse on. Une souris USB physiquement connectée est reconnue active et LOCI permet l’utilisation d’un curseur basé sur la souris pour l’interface utilisateur LOCI. A noter que la souris ne pourra être utilisée que dans les programmes dédiés ou modifiés.

    Réglage de la synchronisation de l’interface

    Comme les ordinateurs Oric sont assez capricieux, LOCI a des paramètres pour régler certaines des constantes de retard utilisées dans l’interface entre LOCI et Oric (le bus d’extension Oric). Les deux plus importants peuvent être réglés par l’utilisateur dans l’interface utilisateur, les autres ne sont actuellement signalés que dans la section inférieure droite du menu principal LOCI dans la version actuelle du firmware 1.3. Les valeurs de synchronisation sont stockées dans la mémoire flash LOCI et restent tout au long des cycles d’alimentation.

    Réglage du retard RV1 alias MAP

    Si le message « RV1 adjust timing » apparait lors du démarrage des disquettes, le délai RV1 est erroné et doit être ajusté. Le problème est causé par le fait que la ROM Microdisc ne parvient pas à mapper la RAM de superposition en raison de problèmes de synchronisation avec le signal MAP. Pour régler la synchronisation RV1 alias MAP, dans le menu principal LOCI, accédez aux commandes RV1 à l’aide des touches Up/Down ou du raccourci clavier R. Utilisez ensuite les touches +- ou les boutons << >> de l’interface utilisateur pour ajuster la valeur. Effectuez un démarrage avec émulation de disquette pour tester le réglage. Répétez l’opération si nécessaire.

    Usuellement, la valeur de RV1 est de 10

    Réglage en automatique du délai de lecture des E/S

    Le minutage des lectures d’E/S ajuste le délai d’envoi des commandes par Oric à LOCI. Si la ROM LOCI démarre correctement, mais qu’il y a des problèmes pour obtenir des listes de répertoires, etc., un ajustement de cette constante peut être nécessaire. Cela se fait par le réglage automatique du délai. Lorsque vous êtes au niveau principal/supérieur de l’interface utilisateur LOCI, utilisez le raccourci clavier S pour démarrer le réglage automatique. Une barre colorée affichera les bonnes et mauvaises valeurs de temps, ainsi que les valeurs sélectionnées.

    Démarrage et retour

    Après avoir configuré une session dans l’interface utilisateur LOCI, démarrez-la en sélectionnant le bouton BOOT ou en appuyant sur le raccourci clavier Esc. Lorsque le bouton ACTION est appuyé pendant une session en cours, il tente de suspendre la session dans un état de reprise. Si cela réussit, l’interface utilisateur affichera une option de retour RETURN en plus du bouton BOOT de démarrage. Cela permet, par exemple, de modifier . DSK ou . Fichiers TAP montés pendant l’exécution d’un programme.

    Attention, l’utilisation de l’interruption et du retour au software peut générer des anomalies dans le fonctionnement de l’Oric.

    Mise à jour du firmware du LOCI

    Le firmware du LOCI est fourni sous la forme d’un fichier “.UF2”. Pour mettre à jour le LOCI, connectez LOCI à un ordinateur avec un cable USB en maintenant appuyé le bouton de mise à jour. Celui-ci détecte alors le LOCI comme un périphérique USB et faites glisser le “.UF2” sur le périphérique de stockage LOCI.

    Mode d’emploi pour mettre à jour le LOCI, les étapes :

    1. Déconnecter LOCI des périphériques Oric et USB
    2. Connectez d’abord le câble USB-C à l’ordinateur
    3. Maintenez le bouton LOCI Firmware enfoncé
    4. Connectez LOCI au câble USB-C
    5. Relâchez le bouton d’update du firmware LOCI. Le voyant LOCI doit être éteint
    6. LOCI s’affiche sous la forme d’un périphérique de stockage USB sur l’ordinateur. Montez-le avec votre système d’exploitation si nécessaire.
    7. Sur l’ordinateur, copiez le fichier .UF2 sur le périphérique de stockage monté. Le processus est terminé lorsque le voyant LOCI est allumé.
    8. Débranchez le câble, reconnectez LOCI à l’Oric

    Note : Le stockage interne du LOCI n’est pas accessible depuis la prise USB. La seule façon de copier des fichiers sur la mémoire interne est d’utiliser l’interface LOCI relié à l’Oric et d’effectuer les copies depuis la clé USB.

    Les mises à jour du LOCI sont disponibles au téléchargement sur le github. (https://github.com/sodiumlb/loci-firmware/releases)

    Mise à jour des ROM disponibles dans LOCI

    LOCI offre la possibilité de remplacer la ROM Oric, et s’appuie en fait sur cette capacité à « patcher » la ROM Oric d’origine avec des routines permettant la prise en charge des périphériques LOCI, et à fournir l’interface utilisateur LOCI à des fins de configuration. Le firmware contient une ROM LOCI-Oric intégrée, avec les modifications nécessaires à la ROM Oric (Oric 1 et Atmos). Les versions officielles du firmware intègrent la ROM LOCI-Oric corrigée, et incluent également la ROM de diagnostic Oric de Mike Brown, qui est très utile pour réparer le matériel Oric.

    Les ROM intégrées peuvent être remplacées par d’autres fichiers ROM sur un périphérique de stockage USB connecté, et elles peuvent être installées dans la mémoire Flash LOCI interne. La ROM LOCI-Oric pour la configuration de LOCI est livrée dans un fichier au format RP6502 et aucun outil ou logiciel spécial n’est nécessaire pour l’installer. Il peut être mis à niveau indépendamment du firmware LOCI principal, au fur et à mesure des mises à jour.

    Priorités dans le fonctionnement de la ROM LOCI
    Lorsque l’utilisateur appuie sur le bouton d’action LOCI, LOCI recherche la ROM dans un ordre spécifique dans les fichiers suivants :

    1. “locirom.rp6502” sur un périphérique de stockage USB
    2. “LOCIROM” dans la mémoire flash interne
    3. Intégré dans le firmware

    Cela signifie que pour exécuter une ROM supplémentaire, le nouveau fichier ROM n’a besoin d’être copié que sur le périphérique de stockage USB connecté à LOCI. En raison de cet ordre de recherche ROM, attendez 3 à 5 secondes après la mise sous tension avant d’appuyer sur le bouton ACTION. Si vous appuyez sur le bouton ACTION avant que le support USB n’ait été détecté et monté, le système utilise par défaut la ROM LOCI installée sur la mémoire flash interne ou intégrée au micrologiciel.

    Attention : Aucune vérification de version n’est effectuée. Supprimez les ROM Flash USB ou LOCI si vous souhaitez exécuter une autre version.


    Remerciements à Sodiumlightbaby, créateur du LOCI
    Tests réalisés avec le LOCI version développement, firmware 1.30. Plus d’informations sur les forums dédiés à l’Oric.
    Source originale

  • Fut’Oric

    Fut’Oric est un jeu de chiffres de type Futoshiki ce qui veut dire “non égal” en japonais. Il est conçu pour Atmos (c’est-à-dire pour la Rom 1.1 + Sedoric).
    Le programme est au format dsk et peut être utilisé avec un Atmos réel + Microdisc ou avec un Atmos émulé par exemple avec Euphoric. Mais pas avec Oricutron à cause d’une double bogue :
    1) Oricutron retourne le code 166 (#A6) au lieu de 165 (#A5) lorsque la touche FUNCT est pressée.
    2) Le “stick mode” ne marche pas pour la touche FUNCT. Même en modifiant le programme pour qu’il détecte le code #A6 au lieu de #A5, cela ne marche toujours pas car le “stick mode” est indispensable. Il faut donc attendre qu’Oricutron soit débogué…

    L’objectif est de remplir toutes les cases d’une grille avec des chiffres, de telle manière que chaque ligne et chaque colonne soient remplie de chiffres différents. C’est donc un jeu du style Sudoku, mais avec trois différences majeures :
    1) Les chiffres indiqués initialement sont moins nombreux.
    2) Cette réduction du nombre d’indices a été compensée avec l’apparition de quelques signes “inférieur à” et “supérieur à” placés entre certaines cases. Ces symboles < et > indique la relation entre les cases adjacentes.
    3) Les dimensions de la grille peut aller de 4×4 à 9×9 cases (en théorie, car cela devient vite trop compliqué au-delà de 6×6 cases).

    Dans cette adaptation bilingue (Français et Anglais) pour Oric, trois niveaux de difficulté vous attendent :
    1) Fastoche : avec 16 grilles de 4×4 cases à remplir avec les chiffres de 1 à 4. Ce niveau est surtout pédagogique, car ces grilles peuvent être aisément résolues.
    2) Faisable : avec 32 grilles de 5×5 cases à remplir avec les chiffres de 1 à 5. Ces grilles sont les plus intéressantes, car elles sont bien équilibrées entre difficulté et intérêt.
    3) Fortiche : avec 16 grilles de 6×6 cases à remplir avec les chiffres de 1 à 6. Elles vous demanderont probablement beaucoup de patience et de matière grise… avant de parvenir à les résoudre ! Les commandes sont simples et réduites au minimum :
    1) Les 4 flèches pour vous déplacer dans la grille.
    2) Un chiffre (de 1 à 4, 1 à 5 ou 1 à 6 selon la taille de la grille).
    3) FUNCT + chiffre pour placer une hypothèse.
    4) Chiffre 0 pour effacer une case.
    5) La touche R (Reset) pour recommencer la grille en cours.
    6) La touche S (Save) pour sauvegarder la grille en cours.
    7) La touche L (Load) pour recharger la grille précédemment sauvegardée.
    8) La touche B (Bruit) pour valider ou arrêter le clic de la touche FUNCT.
    9) Et pour finir, la touche Q (Quitter).

    Toutes les grilles ont évidemment une solution et peuvent être résolues avec un peu d’observation et de logique, sans avoir besoin d’y “aller au pifomètre”. La possibilité de placer des hypothèses dans les cases devrait vous aider dans les cas complexes.

    PS. Ce programme est également disponible sur http://andre.cheramy.net/oric.htm  Ce site contient notamment une section téléchargement très étoffée. Vous y trouverez tous mes programmes, des trucs et astuces, quasiment tous les livres connus sur l’Oric et le 6502, tout ce qui concerne le Super-Oric, etc. Hélas, il y a aussi plein de choses périmées ou pas mises à jour (merci pour votre compréhension, selon la formule usuelle débile). J’entre dans un âge avancé et il se pourrait que mon site disparaisse sans prévenir. Je vous invite donc à récupérer tous ce qui pourrait vous intéresser.
    Bien cordialement à vous tous.

  • CONVERTISSEUR RGB – HDMI … { suite 2 }

    Ou comment remplacer la prise d’origine pour utiliser ce convertisseur avec un ORIC.

    RUBRIQUE : Fer à souder et sueurs froides…

    Après avoir vu comment remplacer la prise DIN sur le convertisseur, il est temps maintenant de passer la vitesse supérieure. Il va falloir ouvrir le boîtier et y jouer du fer à souder…

    Deuxième méthode : remplacer le câble

    Tout d’abord, vous devez posséder un câble d’une longueur suffisante et muni d’une prise DIN mâle à 5 broches dont vous connaissez le brochage, ce dernier devant être compatible avec la prise Vidéo de l’ORIC. Ce câble peut provenir de différentes options :

    • un câble fait maison
    • un câble connecteur stéréo à deux DIN 5 broches (que vous avez modifié pour le rendre compatible)
    • un câble originel vendu avec l’ORIC dont la Péritel a été retirée
    • autre…

    Pour mémoire, le Pinout [ Vu de derrière ] est le suivant :

    Notez soigneusement la couleur de chaque conducteur correspondant au signal (donc à chaque broche de la DIN). Au besoin, vérifiez avec le testeur de continuité d’un multimètre.

    Retour au convertisseur.

    Il va falloir l’ouvrir en séparant les deux coques de sa boîte en plastique.

    En commençant avec un tournevis plat à petit lame, insérez le délicatement entre la partie du boîtier supérieur et la sortie du câble. Faîtes levier pour dégager un petit espace. Puis avec un tournevis plat à lame plus large, agrandissez doucement cet espace. La partie supérieure se soulève. Les deux parties du boîtier sont fixées entre elles par quatre picots qui s’emboîtent. Il n’y a pas de clips latéraux.

    Séparez les deux parties.

    Dessous de la carte : on distingue bien les 4 picots

    Prenez note des points suivants :

    • sur la droite, il y a deux petits cabochons en plastique qui vont vite tomber dès que vous manierez la carte. Il faudra les remettre en place avant la fermeture du boîtier…
    • Sur la gauche, il y des “pads” de soudure repérés par des lettres :

    Vous pouvez voir AL, AR, GND, R, SVC, G, SVY, B et AV. Intéressant, n’est-il pas ?

    • AL et AR pour le son
    • SVC et SVY inconnus
    • GND, R, G, B connus
    • reste AV qui irait bien avec SYNC…

    Il est temps de retourner la carte en la saisissant par le câble.

    Remarquez les cabochons de droite… qui couvraient les minuscules interrupteurs.
    A gauche, les câbles sont soudés sur la carte et recouverts d’une pâte blanche assez dure. Avec un cutter ou le tournevis plat à petit lame, il vous faut soulever puis retirer cette matière. Faites attention à ne pas abîmer un composant CMS… C’est assez facile à retirer par petits morceaux.

    .

    Vous retrouvez ainsi les conducteurs vus à l’article précédent. Le Violet est bien sûr AV. SVC et SVY sont vides. Il ne vous reste qu’à les dessouder un par un et retirer ce câble.

    Vous pouvez maintenant souder les conducteurs de votre câble Vidéo compatible ORIC sur les pads libres. Vérifiez que les pads AL, AR, SVC et SVY sont vides, ainsi que le bon câblage des conducteurs.

    Vous pouvez ajouter au pistolet à colle une couche de colle ou laisser en l’état.

    Remettez la carte en place. Avec une infinie patience (si, si, vous en aurez besoin), remettez les capuchons des interrupteurs. Refermez la partie supérieure du boîtier.

    Ici avec un câble originel d’ATMOS …

    Testez. Si tout est bon, vous pouvez immobiliser le câble à la sortie du boîtier par de la colle (pistolet à colle ou gel Néoprène ou autre …). Sinon, ré-ouvrez le convertisseur et re-vérifiez vos soudures…


    Et un paquet de colle Néoprène, un !

    Dernière touche : avec un ruban adhésif de couleur, cachez les mots MD1/MD2/SNK… Ecrivez au feutre indélébile ORIC dessus ! 😉

    Comme ceci, par exemple ….

    .

    .

    Et c’est fini, prêt à être utilisé ! Bravo !

    Fin de la deuxième méthode

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    Pour ceux qui auraient de grosses difficultés à manier le fer à souder sans mettre le feu à leurs biens, je pourrais sous conditions réaliser le câblage. Me contacter en mp. D’autres bricoleurs peuvent aussi rendre service, bien sûr !

    .

    .

  • CONVERTISSEUR RGB – HDMI … { suite 1 }

    Ou comment remplacer la prise d’origine pour utiliser ce convertisseur avec un ORIC.

    RUBRIQUE : Fer à souder et sueurs froides…

    Le convertisseur est livré d’origine avec une prise mini DIN mâle qui lui permet de recevoir un des deux câbles adaptateurs “mâle/femelle” pour MegaDrive 1 ou 2. Dans cette prise, il y a 7 conducteurs. Ces derniers véhiculent chacun un signal différent, à savoir :

    • le Rouge ( Red en anglais ) ou R
    • le Vert ( Green ) ou G
    • le Bleu ( Blue ) ou B
    • la Synchro ( Sync ) ou S
    • la Masse ( Ground ) ou GND
    • le canal Son droit ( Audio Right ) ou AR
    • le canal Son gauche ( Audio Left ) ou AL

    Dans notre cas, nous ne nous servons pas des signaux audio. Donc AR et AL resteront non connectés. Nous traiterons les 5 autres : R, G, B, S et GND.

    Première méthode : remplacer la prise DIN

    Vérifiez tout d’abord que vous possédez une prise DIN mâle à 5 broches.

    Retour au convertisseur. Il suffit de couper la prise mini DIN à sa base. Puis il est nécessaire de retirer la gaine noire du câble sur 3 cm environ pour faire apparaître les conducteurs.

    Pour l’instant, tous les convertisseurs sur lesquels j’ai travaillé possédaient le même câble à 7 conducteurs.
    Les couleurs dans ce câble sont le violet, le vert, le bleu, le marron, le rouge, le blanc et l’orange…
    Comment s’y reconnaître ? Heureusement, ces conducteurs sont reliés en général à chaque fois sur les mêmes signaux. Et voilà leurs correspondances :

    • le violet est la SYNC
    • le vert est le GREEN
    • le bleu est le BLUE
    • le marron est le GND
    • l’orange est le RED
    • pour info, le rouge est le AR
    • pour info, le blanc est le AL
      • ces deux derniers conducteurs peuvent être coupés à ras de la gaine noire.

    Maintenant il faut dénuder les conducteurs sur 1/2 cm et étamer les fils.

    Enfilez la partie en plastique de la prise DIN [ ne pas oublier de la placer sur le câble avant la suite des opérations sinon il y aura certains d’entre vous qui se traiteront de *#~&@&~#* (ici, choisissez allègrement votre nom préféré d’oiseau sans cervelle) ] et soudez les conducteurs sur les broches de la prise DIN.

    Si besoin, raccourcissez un peu la partie étamée des conducteurs pour éviter les faux contacts.

    .

    Prise DIN vue de derrière :

    . . . . . . . . . . Pinout. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Correspondance avec les couleurs des conducteurs

    .

    .

    . . . . . . .Prise en place prête pour la soudure. . . . . . . . . . . . . . . . . . . Conducteurs soudés

    .

    .

    Refermez la prise. Et c’est fini, prêt à être utilisé ! Bravo !

    Fin de la première méthode

    .

    .

    BONUS

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    Pour ceux qui se demandent ce qu’est la drôle de boîte utilisée pour souder la prise DIN, voici l’explication :

    .

    .

    afin d’avoir un support stable pour souder sur la prise DIN, on peut recycler une boîte alimentaire (ici, du café soluble en conteneur carton et alu). Percer vers le centre du dessous un trou légèrement inférieur au diamètre d’une prise DIN femelle à 8 broches par exemple. La prise sera enfoncée en force pour rester bien stable. Il suffira alors d’y insérer la prise mâle. C’est un petit truc très pratique qui évite de faire fondre le plastique qui sépare et retient les broches lorsqu’on bataille avec un fer à souder très chaud et des conducteurs récalcitrants …

    .

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    La prochaine méthode concernera le décorticage du boîtier du convertisseur et l’opération à cœur ouvert.

  • CONVERTISSEUR RGB – HDMI

    Si vous connectez votre ORIC sur un écran LCD, vous utilisez peut-être un convertisseur RGB vers HDMI.
    Ce modèle, par exemple, sur un site de vente connu :

    Je vous en propose un autre, plus petit. Même site de vente :


    Il n’en a pas l’air, mais il est presque prêt à remplir son rôle avec un ORIC ! C’est vraiment un convertisseur upscaler avec du RGBS à l’entrée et du HDMI à la sortie.
    (RGBS = Red Green Blue Sync)

    Attention à ne pas se tromper lors de l’achat. Il existe plusieurs modèles. Certains ne traitent que le signal AV et non pas le RGBS.
    Le seul vraiment compatible ici (celui que j’ai testé avec succès) est celui qui s’adapte sur les SEGA MD1 et MD2.

    Vous pouvez constater que ces deux convertisseurs ont à peu près le même prix… Seul le gain de taille est attractif. De plus, il permet de se passer de l’encombrante prise Péritel…
    Le voici livré en boîte :

    Et à l’intérieur :

    Ce qui nous donne un convertisseur, un câble HDMI mâle-mâle, deux petits câbles adaptateurs pour consoles de jeux SEGA et un câble USB pour l’alimentation du convertisseur :

    Le convertisseur mesure 7,4 cm x 4,5 cm x 1,5 cm. Sur ce petit boîtier, on peut sélectionner par un minuscule interrupteur le format 16:9 ou le 4:3, l’autre interrupteur ne sert pas dans notre cas d’étude.

    Malheureusement, pour pouvoir l’utiliser avec votre ORIC, il y a un peu de travail à faire ! Car les prises ne sont pas compatibles…
    Pour un bricoleur, il y a plusieurs solutions. L’une d’elles consiste à remplacer la mini DIN du convertisseur par une DIN classique à 5 broches pour la brancher sur la prise vidéo de l’ORIC. Une autre oblige à ouvrir le boîtier du Convertisseur et à dessouder le câble présent pour pouvoir ressouder un câble vidéo Péritel à 5 conducteurs muni de sa prise DIN. Il y en a d’autres…

    Voici à quoi ressemblent ces modifications :

    Si vous êtes intéressés, je pourrais faire un article plus “bricolage fer à souder” pour réaliser sans peine les modifications.


    Et ça fonctionne bien ! La preuve :

    Bonnes vacances !

  • COPIE DE LA CARTE MÈRE D’UN TELESTRAT

    INTRODUCTION
    Bonjour à tous et à toutes !
    Je me lance (enfin) dans la réalisation d’une copie de carte mère de Telestrat.
    Le projet n’en est qu’à l’ébauche et à l’étude technique.
    Ne possédant pas cette fabuleuse machine, je découvre et me pose pas mal de questions.
    J’ai besoin d’aide et de conseils de ceux qui connaissent et utilisent (ou ont utilisé) leTelestrat.
    Alors, si parmi vous, certains peuvent m’aider, ce serait super !
    Je m’excuse par avance du nombre, de la pauvre qualité et du manque de méthodologie de mes questions.
    En attendant la livraison des circuits commandés, j’essaie de déblayer les obstacles devant moi…

    Q1 =
    J’ai un lecteur de disquette 3.5″, non testé maintenant, avec quelques disquettes. Peut-on le brancher directement sur le Telestrat ? Ou le câble de liaison est-il spécial ? Ou encore faut-il intercaler une carte intermédiaire ?

    Q2 =
    Où puis-je trouver et télécharger le contenu des cartouches les plus usuelles pour en faire de nouvelles adaptables à mon projet ?

    Mise à jour du 03 août 2022 :

    Ça avance doucement !

    La carte mère :

    Vue de dessus
    Vue de dessous

    Le boîtier inférieur, avec ses découpes :

    La peinture orange sera appliquée plus tard…

  • Rom Atmos/Oric-1 etc pour Twilighte board : Démystification

    Comment la rom basic sur la Twilighte board permet de démarrer beaucoup de soft atmos, mapper sans aucune configuration les joysticks et démarrer des softs qui sont censés démarrer uniquement avec un microdisc ? C’est ce que nous allons voir dans cet article.

    Définitions

    Une banque est un emplacement mémoire en EEPROM ou en RAM qui est annoncé en $C000 à $FFFF

    Nous appelerons “ROM” une ROM sous un format .rom stockée sur le stockage de la twilighte board qui est chargé dans une banque.

    La commande basic11 est une commande Orix qui va charger en banque un .rom et lancer cette ROM

    Crédits

    Les ROMS atmos, Oric-1 supportant les joysticks, et faisant le hook vers les storages de la Twilighte board ont été réalisés par Assinie. Les détails du code sont donc explicables par Assinie pour cette partie.

    La commande basic11 a été écrite par moi même et ne fait que passer des “arguments” à la ROM pour lui dire comment se comporter. C’est surtout cette partie qui est décrite ici, car c’est celle que je connais le mieux et c’est aussi la partie la plus simple à réaliser au niveau code, par rapport à la ROM atmos où il a fallu composer avec les contraintes de softs. Les fonctionnalités décrites dans cet article ont été présentées en janvier 2020 à la visu online. Cela a fait l’objet de démos des fonctionnalités, mais aucune explication a été fournies par manque de temps. Voici les concepts.

    Concepts de la carte ‘Twilighte board’ et d’Orix

    Cela fait de nombreuses années que je voulais à la fois avoir un Oric plus puissant, un OS type Linux/Unix, et la possibilité de tout démarrer sans avoir la table remplie de fils d’extensions ajoutée sur l’oric avec en plus son lot d’incompatibilités. A vrai dire, c’est au moins depuis les années 1999/2000 de mon coté que je voulais un oric plus puissant !

    La carte et l’OS sont donc une convergence de plusieurs projets (plutôt des tentatives) :

    • En 2006, démarrage d’un OS type unix : Le device de la disquette était un mauvais choix, car j’avais commencé un formatage type Minix, mais ce n’était pas viable pour la lenteur, et le fait de voir “Lunix” sur disquette a montré que cela pouvait être long
    • En 2009, démarrage de la lecture sdcard en SPI, trop long, non viable sur l’oric pour le même problème de lenteur.
    • En 2012, une interface joysticks : oui mais pourquoi faire ? Les jeux ne sont pas compatibles pour la plupart, et si on collait à une interface particulière, il faudrait patcher tous les softs.

    Finalement, la volonté de vouloir tout démarrer sur l’atmos sans rentrer dans toutes les contraintes techniques a donc dirigé ce choix : avoir un OS “chapeau” qui est capable de tout piloter et éviter d’avoir une rom atmos standalone, avec toutes les contraintes associées.

    Un mode rom Atmos “normale”

    Quand on lance en ligne de commande, la commande basic11 sans argument, le code va lancer la banque 6 qui contient une rom “normale” atmos modifiée pour avoir des hooks de la lecture cassette soit sur clé usb ou soit sur sdcard. Ce mode a aussi des hooks par défaut de joysticks qui va en fonction des directions appuyées va donner à la ROM des informations sur ce qui a été appuyé, et donc le curseur peut ainsi bouger simplement sans aucun code avec les joysticks. Le fonctionnement est identique à basic10 (qui lance la rom oric-1)

    Un hook de lecture K7 va prendre toutes les actions de cload et csave, et au lieu d’aller lire sur le VIA6522, le code va aller lire et écrire les .tap qui se trouvent dans /home/basic11/ (ou /home/basic10 dans le cas de la rom oric-1).

    Sur oric.org, chaque download a un flag indiquant ce que c’est. Si c’est un .tap pour atmos, nous avons les flags ‘A’ pour atmos, et ‘K’ pour K7. Si le .tap est uniquement Oric-1 alors, nous aurons les flags ‘OK’

    La définition du flag pour le download du support

    Mode ROM atmos “jeu”

    La ROM jeu n’est pas véritablement accessible en ligne de commande. Elle peut être chargée dans une banque en RAM ou en ROM par exemple avec orixcfg (outil qui permet de programmer les banques eeprom ou ram), mais elle est surtout lancée à la volée de deux manières (c’est à dire que les 16KB de la ROM sont chargés en $C000 à $FFFF:

    lancement avec un argument de .tap :

    /#basic11 "MYTAPE

    Quand un paramètre avec un .tap est fourni (sans l’extension), la commande basic11 va trouver sur le device un fichier dans /var/cache/basic11/[lettre]/MYTAPE.db. C’est le fichier “db” unitaire au soft qui est généré dynamiquement avec www.oric.org puis inséré dans l’archive software.tgz par une moulinette quotidienne.

    Si ce fichier existe, celui ci va être chargé et va charger un mapping joystick configuré s’il est présent : c’est à dire que si “MYTAPE”, qui est un jeu, qui utilise aussi la touche A pour aller à gauche, ce mapping va dire à la ROM que la gauche sur le joystick, c’est A qui est pressé.

    Ce fichier MYTAPE.db contient aussi l’information de la ROM basic à lancer. Le cas le plus fréquent est la ROM jeu car elle est plus “compatible” que la ROM normale. A partir du moment où un fichier .db est trouvé, basic11 considère que le .tap est connu (et donc issu d’oric.org). Il va donc aller chercher le .tap dans /usr/share/[Lettre]/MYTAPE.tap. Ce path est généré à la volée par basic11 pour le fournir à la ROM jeu : La rom jeu est chargée dans une banque RAM, et à un offset particulier, le path est écrit pour que le cload (ou le mode auto de la ROM) démarre le bon .tap du bon path : La rom atmos a bien le path

    Et si le fichier MYTAPE.db n’est pas trouvé ? Dans ce cas, basic11 va démarrer la rom normale basic, et charger MYTAPE.tap qui se trouve dans /home/basic11/

    Rom “hobbit”

    L’objectif du fonctionnement de l’atmos sur la carte n’est pas de modifier les .tap pour qu’ils fonctionnent sur le device concerné. L’idée est de présenter au .tap une ROM pour laquelle les éventuels appels à certains vecteurs en ROM de ce programme n’échouent pas. En effet, pour remplacer la lecture/écriture sur sdcard et clé USB, il a fallu faire des concessions, et couper des bouts de codes. Seulement, certains .tap prennent certaines libertés sur les vecteurs appelés, et peuvent donc appeler un vecteur touché par la modification de lecture sur sdcard. La plupart des cas, cela se résoud sur la ROM “jeu”. Mais pas tous …

    The Hobbit pose un problème difficilement résorbable. C’est pourquoi il y a une ROM appelée ‘The hobbit’ qui peut démarrer ‘The hobbit’ sans modification. Cette Rom ne sert pas qu’à quelques softs tels ‘The hobbit’, ‘fireflash’ d’autres softs peuvent l’utiliser.

    Quelle est la contrainte majeur de la rom “The hobbit” ? La contrainte est qu’il a fallu mettre le .tap de ‘the hobbit’ à la racine des devices pour qu’il soit chargeable car il n’est pas possible de forger le path dans la ROM atmos.

    Pourquoi je peux charger des .tap de plus de 46KB en une seconde ?

    Le chargement se fait en 46KB/sec, cela peut être plus long dans les cas des softs qui font du calcul juste après le démarrage. C’est à dire que le contrôleur usb a chargé 40 KB en 1 seconde, mais le programme se lance et peut par exemple faire une copie de DATA en RAM pour des routines asm par exemple.

    L’idée aussi est que le contrôleur USB a des facilités de lecture de FAT32. A la base, c’est un vrai contrôleur USB, mais une partie de ses commandes servent à taper sur de la FAT32 en hardware. La ROM a du code très compact pour la lecture des fichiers sur la FAT32 et lit un bloc complet au lieu de lire octet par octet : c’est pour cette raison que le chargement est très rapide. Il n’est donc pas rare de charger les 16KB de la rom atmos, la copier ensuite en $C000 , et charger 48KB de jeu/démo.

    Comment est fait le mapping des joysticks ?

    Ce mapping est issu d’oric.org. Chaque fiche jeu dans la partie admin d’oric.org contient des champs pour demander quel est le code ascii qu’il faut presser pour aller sur la droite, la gauche etc.

    Si les joysticks ne fonctionnent pas, les raisons les plus communes sont :

    • Le jeu n’appelle par la ROM pour sa gestion clavier
    • Le mapping du joystick n’est pas fait sur oric.org

    Donc, une modification sur oric.org influe directement le comportement du jeu sur la twilighte board.

    Le mapping de joystick sur www.oric.org

    Pourquoi est il possible de démarrer des softs (démos, osid etc) qui ne peuvent fonctionner qu’avec un microdisc, alors que le microdisc n’est pas connecté ?

    Ripped démarrant sur la twilighte board

    Certaines démos ont besoin de prendre les 16KB de la RAM overlay, mais ne font pas d’accès disque. Le firmware 2 de la Twilighte board définit un miroir du registre $314. Quand un code appelle donc le registre $314 pour passer en RAM overlay, le registre $314 miroir coté Twilighte board, va basculer sur sa RAM interne en banque 0 pour permettre le code de s’exécuter en RAM.

    C’est pourquoi les démos “ripped”, et les fichiers OSID démarrent avec la ROM basic11 : une petite routine va se charger en page 4 à la volée au démarrage de basic11 : les quelques octets de swap en ram overlay, et les codes de musiques osid ou ‘ripped’ appellent ce vecteur en standard, pour démarrer sans problèmes !

    Comment les fichiers .db sont générés ?

    Une moulinette quotidienne est lancée : une pipeline github va interroger oric.org, et générer tous les fichiers.db et tous les fichiers.tap disponibles, pour les rendre à disposition.

    J’ai bien compris le fonctionnement, mais comment fait on pour simplifier le chargement des .tap dispos sur oric.org ?

    En tapant le menu “basic11 -g”, un menu va démarrer. Cela affiche tous les softs atmos disponibles issus d’oric.org, et en sélectionnant l’un d’entre eux, tout va être chargé automatiquement : la bonne ROM, le bon mapping joysticks etc

    Dans quels cas, les .tap ne se lancent pas ?

    Il y a eu un important travail à la fois dans la ROM mais aussi dans oric.org, pour régler beaucoup de problèmes, néanmoins certains jeux n’ont pas été traités. Il est techniquement possible de démarrer tous les .tap, mais il faut pour chaque cas récalcitrant trouver le facteur commun pour releaser une ROM compatible.

    • Le fichier .tap n’est pas en autoexec : cela arrive sur certains .tap sur oric.org
    • Le multipart fonctionne mais pas sur tous les cas de figure (certains fonctionnent néanmoins)

    Que faut il faire pour ajouter plus de mapping joysticks sur les jeux qui ne fonctionnent pas avec les joysticks ?

    Il faut des volontaires qui vont aller sur le jeu :), noter les touches clavier pour les directions, pour les reporter sur la fiche jeu d’oric.org. Par défaut, certaines touches sont configurées : la flèche du haut pour haut, la flèche du bas pour bas, mais beaucoup de jeux n’utilisent pas ces flèches.

    Est ce techniquement possible de démarrer tous les .tap sur oric.org sans changer le hardware ?

    Oui, c’est possible. La condition étant de trouver un compromis pour éviter de sortir une ROM par jeu. Et donc, si une nouvelle ROM permet de corriger 10 jeux, celle ci serait déclarée sur oric.org, et les fichiers .db y feraient référence aussi.

    J’ai bien compris que basic11 était capable de lire sur sdcard ou usbdrive automatiquement, mais comment fait il ?

    Orix sait quel est son device par défaut. Si le kernel est buildé pour avoir la sdcard en device par défaut, l’appel de basic11 sera sur sdcard, car basic11 donnera l’info à la rom atmos que le device par défaut est la sdcard. Si la commande “twil -u” est lancée, alors le kernel a connaissance que le device par défaut est la clé USB, et donc passera l’information à basic11 qui passera l’info à la ROM basic.

    Mais au final qu’est ce qui est préférable de lancer ?

    Si c’est pour jouer aux jeux Oric, ou tester des softs, il suffit de lance “basic11 -g” ou “funct + G”

    Si c’est pour programmer, faire des tests de code, il suffit de taper “basic11” ou “funct + B” : toutes les sauvegardes seront dans le répertoire /home/basic11.

    Enfin, si le but est de démarrer tout ce qu’on veut sans trop se poser de question, il faut démarrer le loader avec “funct + L”

  • Le P’tit ORIC

    Voici le dernier né de la famille : le P’tit ORIC.

    Clone d’un ATMOS, il a tout d’un grand !

    C’est plus un gadget qu’un vrai ATMOS, je le conçois, mais il est totalement fonctionnel.
    Il fallait habiller une carte mère format 10×15 avec un boîtier incliné.
    Il a demandé du temps pour être réalisé et testé mais, en tant que petit frère, il est là, enfin ….

    Ajout de deux vidéos :

  • ORIC version RC2019 suite 1

    — Et si l’on parlait un peu de DRAM ? —

    Quelle est la différence entre ces deux photos ?

    Et entre celles-ci ?

    Bravo ! Vous avez tout de suite vu !
    La carte DRAM de l’ORIC RC 2019 a été remplacée…

    Comparaison avec l’originale :

    Détails de la nouvelle :

    nb : (Ne tenez pas compte de la petite taille de la carte… pour les tests, une carte de “récup” avec des dimensions un peu plus réduites a été employée.)

    Elle utilise les mêmes 74LS257 mais seulement 2 mémoires au lieu de 8 !
    Deux 4464 au lieu de huit 4164…

    DRAM 4464 = 65 536 x 4 bits versus DRAM 4164 = 65 536 x 1 bit

    Une 4464 peut gérer 4 bits alors qu’une 4164 ne jongle qu’avec un seul bit. Un circuit de ce type peut en remplacer quatre de l’autre ! Gain de place, diminution du câblage, voire diminution de coût à l’achat… Quelques avantages non négligeables !

    Petite vidéo avec l’ancienne mouture :

    Rien à dire, ça fonctionne bien

    Et maintenant avec la nouvelle carte :

    Surprenant, ça fonctionne tout aussi bien !

    Renversant, non ?

    Je prévois de réaliser une carte mère d’ORIC ATMOS de travail, avec les composants que je voudrais utiliser, facile à modifier et à améliorer. Si vous avez des idées ou des desiderata, faites le savoir ici. Merci.

    Oricalement,
    Voyageur

  • Oric Bluetooth

    Ou comment insérer un module émetteur dans l’ORIC pour l’utiliser avec une enceinte audio Bluetooth…

    On peut se procurer facilement un module BT (BT pour Bluetooth) à un prix très raisonnable :

    Une fois la coque enlevée, voici ce module exposé :

    À gauche, le connecteur audio utile pour amener les signaux à transmettre, à droite, le connecteur USB qui sert pour l’alimentation.
    Testé tel quel avec la carte ORIC Mammouth, ça fonctionne bien…

    On peut modifier le module pour l’insérer plus facilement dans un ORIC, en lui retirant les deux connecteurs :

    Puis en coupant la partie droite qui ne sert plus…


    nb : remarquez le marquage du connecteur audio, la pastille L est celle qui sera utilisée pour transmettre le son mono de l’ORIC

    Le module est réduit à 3,5 x 2 cm…

    Quelques câbles de liaison et il ne reste plus qu’à l’installer dans l’ORIC et à tester…

    En gardant le montage de résistances/condensateurs à la sortie de l’AY-3-8912, il suffit de retirer l’amplificateur LM386 de son support.

    Il est nécessaire de filtrer le 5 volts (ici, une alimentation à découpage est utilisée et elle génère un léger grésillement dans l’enceinte BT. Après montage du filtre, tout rentre dans l’ordre

    Première option : retirer le haut-parleur et placer le module à son emplacement

    Voici un ATMOS équipé du module en place du haut-parleur interne :

    Ça fonctionne bien !
    Et la portée est impressionnante… près de 10 mètres.
    De plus, cela résoud le problème du réglage du volume sonore propre à nos chères machines…

    À suivre…