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  • LoresFix 1.0: LORES 1 corrigé sur Oric-1

    Dans le CEO-Mag 368, Didier se faisait l’écho des tests de Rax sur le mode LORES 1, très rarement utilisé. Au passage, il apportait l’explication sur la différence entre les caractères semi-graphiques sur Oric-1, et sur Atmos: sur Oric-1, ils sont définis sur une matrice de 8×8 pixels, alors que l’Oric n’en affiche que 6×8. Ils ont donc un aspect bizarre, décentré, et Didier en concluait “on oubliera vite ce jeu de caractère dans le cadre d’une utilisation sur Oric-1”.

    Bien qu’ayant globalement été oublié tout court, j’ai eu à coeur de remettre le mode LORES 1 à égalité entre l’Oric-1 et l’Atmos ! Voici donc un modeste programme bricolé rapidement, 38 octets ayant pour but de corriger, après le boot de l’Oric-1, les caractères LORES pour les rendre identiques à ceux de l’Atmos.
    Cette routine redéfinit simplement les caractères LORES en les décalant d’un bit vers la gauche. Elle est relogeable où l’on veut en RAM. Elle ne modifiera qu’une fois les caractères: s’il ont déjà été corrigés, la lancer ne produira plus d’effet. Elle peut donc sans risque être lancée au début d’un programme.
    La redéfinition de caractères résistera à HIRES/TEXT, mais pas à un reset à chaud: il faudra alors lancer à nouveau la routine.

    Voici le code:

    AD 08 B9   LDA $B908     Let's control if we already seem to have the right values
    C9 38 CMP #$38 by testing one
    F0 1E BEQ exit If so, exit!
    A2 00 LDX #$00 else get ready to change a whole page

    loopB9:
    BD 00 B9 LDA $B900,X Load a byte from page $B9
    F0 06 BEQ nextB9 If $00, nothing to do, skip to next
    6A ROR else shift once to the right
    29 3F AND #$3F then set the two left bytes to 0 ($3F=00111111)
    9D 00 B9 STA B900,X and replace the value in RAM
    nextB9:
    CA DEX Next byte
    D0 F2 BNE loopB9 As long as X is not zeroed again, loop

    loopBA:
    BD 00 BA LDA $BA00,X X already at 0 here. Load a byte from page $BA
    F0 06 BEQ nextBA If $00, nothing to do, skip to next
    6A ROR else shift once to the right
    29 3F AND #$3F then set the two left bytes to 0 ($3F=00111111)
    9D 00 BA STA BA00,X and replace the value in RAM
    nextBA:
    CA DEX Next byte
    D0 F2 BNE loopBA As long as X is not zeroed again, loop

    exit:
    60 RTS

    (merci à ISS qui a relu mon code et supprimé deux octets inutiles !)

    J’ai redécouvert après coup que Mike Brown donnait déjà exactement cette solution, dans une discussion que nous avions eue en 2019 alors que je m’étonnais de la différence d’aspect du mode LORES 1 entre l’Oric-1 et l’Atmos. Cf. https://forum.defence-force.org/viewtopic.php?t=1981
    Vous trouverez ci-joint le fichier TAP de LoresFix 1.0, implémenté au bas de la page 1 et qui se lance automatiquement.

    In English:
    The goal of Lores Fix is to correct the alternate LORES characters definition, which is wrong on ROM 1.0.
    What’s wrong? Well, ROM 1.0 sets those chars on a 8×8 pixels matrix, while Orics actually only display 6×8 pixels on screen. So the chars are not correctly centered.
    This was corrected in ROM 1.1.
    So, Lores Fix simply shifts in RAM the default LORES characters by 1 bit to the right, having them centered again. You can run it as much as you want, the chars won’t shift again if they are at the right value 😉

    Mise à jour 05/09/2024 :
    Grâce aux remarques et idées d’ISS et Sodiumlightbaby sur Defence-Force, nous sommes arrivés à une version bien plus compacte du code, que voici (seulement 16 octets !) :

      AE 18 B9   LDX $B918      Test if we have a ROM 1.0: value FF in $B918 (3F on ROM 1.1, 7F once shifted on ROM 1.0)
    E8 INX increment by 1 to get 00 if we had FF, thus get ready to change a whole page
    D0 09 BNE exit if result was different from 00, it's not a ROM 1.0 or it was already fixed, so exit!

    loop:
    5E 00 B9 LSR $B900,X shift bytes from page $B9
    5E 00 BA LSR $BA00,X shift bytes from page $BA
    CA DEX Next byte
    D0 F7 BNE loop As long as X is not zeroed again, loop

    exit:
    60 RTS

    Cependant, je me suis rendu compte que lancer ce code sur Oric-1 provoque de gros problèmes quand on essaie de rentrer un programme Basic ensuite. Diantre, que se passe-t-il ? Est-ce que cela pourrait avoir un lien avec le HIMEM qui n’est pas placé au boot de l’Oric-1 ? Qu’est-ce qui pourrait donc gêner le système, de voir modifiées les octets de B900 à BAFF ?
    En réalité, deux choses se cumulaient:
    – sur ROM 1.0, le chargement d’un bloc mémoire plante le pointeur “fin de basic” en page 0, octets 9C-9D. Ce pointeur de fin prend la valeur de la fin du bloc mémoire !
    – d’autre part, j’avais stocké la routine en $100 (pile), ce qui semble être une mauvaise idée quand on reste sur l’interpréteur et qu’on joue avec le basic: la routine est écrasée. BFE0-BFFF semble plus indiqué !

    Le mieux pour une utilisation sur Oric-1 dans un programme Basic, semble donc être une implémentation à l’intérieur du Basic, par exemple (en appelant la routine par CALL#BFE0):

     65 FORI=1TO16
    70 READA$:A=VAL("#"+A$):POKE#BFDF+I,A
    75 NEXTI
    80 DATAAE,18,B9,E8,D0,09,5E,00,B9,5E,00,BA,CA,D0,F7,60
  • Jeux en Basic sur Oric (Sybex)

    Les jeux présentés dans ce livre utilisent toutes les possibilités de votre Oric : son, couleurs, caractères graphiques définissables par l’utilisateur. Pour cette raison, ces programmes ne fonctionnent que sur l’ordinateur pour lequel ils ont été conçus et sont difficilement adaptables à des matériels différents. Au-delà du jeu lui-même, l’étude de ces programmes vous enseignera de nombreuses techniques de programmation particulières à votre Oric qui vous seront très utiles pour développer vos propres programmes. ISBN 2-902414-78-1

    https://archive.org/details/sybex-jeux-en-basic-sur-oric-ocr-dfol

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  • Mieux programmer sur Oric1 et Atmos (Soracom)

    Publié en Avril 1985, cet ouvrage prend la suite du manuel de l’ORIC ATMOS ; il suppose donc que le lecteur connaît déjà les fonctions BASIC de l’appareil. Il reste à savoir s’en servir avec efficacité ;après le permis de conduire, il s’agit de devenir un bon conducteur… Nous mêlons continuellement deux choses. D’une part de bonnes méthodes éprouvées par les programmeurs chevronnés, et d’autre part une multitude de trucs, de tours de mains, qui sont eux très souvent spécifiques aux ORIC, et à l’ATMOS en particulier.

    En effet, il n’y a pas deux micro-ordinateurs identiques, chacun a ses points forts et ses points faibles et aucun n’est parfait (même s’il fait quinze fois le prix de l’ATMOS !). Nous allons donc apprendre à nous appuyer sur des qualités afin de contourner des lacunes. Parlant du perfectionnement de la programmation en BASIC, l’auteur a conscience qu’il s’adresse à des gens qui ont des idées de programmes, idées qui doivent se concrétiser d’une manière SOLIDE et RAPIDEMENT. Si votre idée est bonne, il ne faut plus en faire un programme boîteux truffé de fautes de débutant, mais un vrai LOGICIEL qui « tienne la route », même s’il est court (ce qui vous incitera à vous lancer dans de plus longs). Ces « bonnes habitudes à prendre » vous amèneront à la qualité professionnelle ; d’ailleurs nous n’hésiterons pas à vous familiariser un peu avec le jargon. Hormis les utilitaires du chapitre XII, qui complètent le BASIC ORIC, nous n’indiquons que des programmes très courts qui sont en somme des « passages » de démonstrations. Tous ont été testés, et ils sont représentés en 38 caractères par ligne, exactement comme vous le verrez sur votre écran (après avoir fait LIST).

    Notre principal souci a été de rester clair pour tous, car pour vous la micro-informatique est avant tout un LOISIR, donc pas de « cours magistraux » !

    La table des matières risque de vous surprendre un peu, on parle beaucoup de l’esthétique des pages d’écran, des sécurités «antiplantages » et pas un mot sur le langage machine ni sur la synthèse musicale….

    Question de priorité : Pour le langage machine, il faudrait y consacrer un énorme volume (et il en existe déjà) ; pour que la musique accompagne une image qui bouge, il faut du langage machine. Pour faire de la musique sans image (ou fixe), un instrument spécifique est meilleur marché et bien plus pratique qu’un micro-ordinateur… Alors qu’il y tant de belles choses à faire en BASIC ! Nota : Conçu à partir de l’ATMOS, cet ouvrage s’adresse aussi, disons à 90 %, aux possesseurs de l’ORIC 1

    ISBN 2-904032-30-4

    https://archive.org/details/soracom-mieux-programmer-sur-oric-1-et-atmos-ocr-dfol

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  • Apprenez l’électronique sur Oric et Atmos (Soracom)

    L’étude des phénomènes électroniques est souvent rendue difficile par le côté abstrait des formules présentées dans les manuels scolaires. Pour la première fois, les circuits complexes deviennent vivants, les courbes se tracent automatiquement sous vos yeux en fonction des paramètres que vous introduisez dans votre micro ordinateur ORIC et ATMOS.

    Des circuits élémentaires jusqu’à l’étude de L’abaque de SMITH, Pierre BEAUFILS présente une approche entièrement nouvelle des circuits électroniques.

    Bon amusement !

    https://archive.org/details/soracom-apprenez-lelectronique-sur-oric-et-atmos

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  • Oric1 à la conquête des jeux (Eyrolles)

    Bien sûr, votre ORIC sait compter à une vitesse vertigineuse, calculer sans .erreur des courbes mathématiques complexes, il sait comment extraire des racines carrées en un clin d’œil, et bien d’autres choses encore. Mais cela, tous les ordinateurs, du plus gros au plus petit, savent le faire.

    «ORIC-1 à la conquête des jeux» se propose de vous entraîner dans un tout autre univers de programmes, celui des jeux, des dessins en couleur, des sonorités synthétiques informatiques. Vous y rencontrerez une gentille petite chenille, six caméléons et quelques gloutons. Vous voyagerez dans l’espace intersidéral. Vous verrez la tour de Hanoï, un grand mur de briques. Vous vous mesurerez au Master-Mind.

    Nul doute qu’après tout cela, vous désiriez mieux connaître votre ORIC-1 et, pourquoi pas, programmer vos jeux. Pour vous aider et vous guider dans ce labyrinthe aux 65536 adresses, «ORIC-1 à la conquête des jeux» vous révèle le contenu de la mémoire de l’ORIC-1, comment redéfinir les caractères, tous les trucs des modes HIRES et TEXT, et même, mais oui, comment fabriquer des lignes de programme Basic avec un autre programme… Bon amusement !

    Bon amusement !

    https://archive.org/details/eyrolles-oric-1-a-la-conquete-des-jeux

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  • 60 Solutions pour votre Oric1 + Atmos (ETSF)

    Cet ouvrage est un recueil d’idées, d’astuces tant logicielles que matérielles. Tout possesseur d’Oric 1 ou d’Atmos y trouvera de quoi améliorer le fonctionnement ou les performances de sa machine, de quoi perfectionner sa programmation. Grâce à la présentation en sections claires et concises qu’a adopté l’auteur, c’est un livre de consultation aisée et rapide qui vous permettra d’aller plus loin avec votre Oric.

    Principaux chapitres :

    • Architecture du système
    • Problèmes matériels
    • Interfaces
    • Extensions
    • Programme Basic en RAM
    • Applications
    • Langage machine
    • Problèmes usuels Basic
    • Imprimante
    • Optimisation des programmes
    • Ecran et routines machine

    ISBN 2-85535-104-9

    https://archive.org/details/etsf-60-solutions-pour-votre-oric/

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  • National Extension College – 30 hours Basic – Oric Version

    Le programme de la BBC pour permettre aux débutants de se familiariser avec le Basic.

    Qu’est est ce que le basic ?

    Les micro-ordinateurs apparaissent en 1980 comme l’outil du futur. BASIC est le langage que tous utilisent. Ainsi, plus tôt vous apprendrez BASIC, plus vite vous comprendrez la révolution des micro-ordinateurs.
    Le programme Basic de 30 heures est un cours d’auto-apprentissage simple sur le langage des micro-ordinateurs. Mais les programmes ont besoin de plus que la maitrise d’un language ; ils ont également besoin d’une structure. Ainsi, le cours vous enseigne également de bonnes techniques de programmation. Vous apprendrez à conserver, ordonner et trier les fichiers, les enregistrements et les répertoires; comment imprimer des lettres et des adresses, comment inventer vos propres jeux informatiques; comment gérer les nombres, etc.
    Cette édition comprend un chapitre spécial sur l’utilisation de la couleur, du son et des graphiques de l’Oric.

    https://archive.org/details/national-extension-college-30-hours-basic-oric-version/

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  • SOUND GENERATOR

    Remplacement d’un AY-3-8912 par son grand frère : un AY-3-8910.
    No problem sur la carte Mammouth !

    Le remplacement in situ est à l’étude :

    En déplaçant deux composants, le “grand” générateur de sons pourrait s’installer près de l’ancien… Il y a assez de place.

    Une petite plaque double face, quelques soudures, et…

    Testé ! Ça fonctionne !

    Le hic, c’est que le boîtier ne se ferme plus. C’est un peu trop encombrant.
    Il va falloir amincir l’ensemble…

    Mais le concept est validé. On peut remplacer sans trop de problème un AY-3-8912 par son grand frère.
    Reste à lui faire subir une petite cure d’amaigrissement (qui ne saurait tarder)…


    A+

  • Les sons préprogrammés de l’Oric

    2e partie : PING, SHOOT, EXPLODE, TOUCON et TOUNOR

    Introduction

    Dans la première partie, nous avons vu comment modifier en Ram les sons préprogrammés dans la Rom, afin de pouvoir les adapter à nos besoins. Dans  cette 2e partie, nous verrons PING, SHOOT, EXPLODE, TOUCON (son des touches contrôles) et TOUNOR (son des touches normales). Ces cinq commandes ont toutes le même code : LDX LL, LDY HH et JSR #FA86. Seule diffère l’adresse LLHH ciblant le bloc des 14 paramètres que la routine #FA86 doit envoyer au PSG 8912.

    Pendant que je suis dans les généralités, remarquons que ces 5 sons utilisent une seule et même enveloppe, la n°0 \, mais avec une durée différente pour chacun d’eux.

    Ils se répartissent ensuite en 2 groupes : D’une part PING, TOUCON et TOUNOR qui utilisent un seul canal, le n°1 et pas de bruit blanc et d’autre part SHOOT et EXPLODE qui n’utilisent QUE du bruit blanc, mais mixé aux canaux 1,2 et 3.

    Pour le groupe PING, TOUCON et TOUNOR, c’est la période de ce canal 1 (paramètres R0/R1) qui fait la différence.  Pour le groupe SHOOT et EXPLODE, c’est la période du bruit blanc (paramètre R6) qui fait la différence. Vous savez déjà quasiment tout ! Les 2 commandes restantes, ZAP et OUPS, ont une structure différente et seront traitées dans la troisième et dernière partie de cette étude.

    La commande PING

    Contenu du bloc des 14 paramètres (voir le fichier source PINGLM.ASM) :

    #18, #00, #00, #00, #00, #00, #00               pour R0 à R6

    #3E, #10, #00, #00, #00, #0F, #00               pour R7 à R13.

    Prêtons attention aux valeurs différentes de zéro (sauf pour R7). Que fait PING ?

    -Contrôle des canaux en service : R7 = #3E = 0011 1110. Seul le canal 1 est actif.

    -Période du canal 1 : R0/R1 = #0018. Le son produit est proche du MI de l’octave 6.

    -Volume du son pour le canal 1 : R8 = #10. Le volume est contrôlé par une enveloppe.

    -Durée de cette enveloppe : R11/R12 : #0F00. On a #0F00x256=983040 µs soit environ 1s.

    -Numéro de l’enveloppe : R13 = #00. Il s’agit de la rampe descendante de forme \.

    PING envoie sur le canal 1 un son proche du MI de l’octave 6. Ce son attaque directement au volume maximal puis décroit jusqu’au niveau zéro, ce qui prend  environ 1s. La production de bruit blanc est inactivée. Les variables que nous pouvons ajuster sont la période et la durée du son.

    Variantes

    Je vous propose deux programmes, PING1.BAS qui offre quelques exemples de variantes et PING2.BAS qui permet d’expérimenter soi-même des sons basés sur PING en ajustant à volonté la période et la durée de l’enveloppe.

    Ces 2 programmes chargent PINGLM en Ram et de DOKEnt les valeurs à modifier selon les choix offerts par un menu. Compte tenu de l’adresse d’implantation de PINGLM en Ram (de #9800 à #9814), les adresses à DOKEr sont :

    En #9807- #9808 : La période du canal 1.

    En #9812- #9813 : La durée de la rampe. PING1.BAS propose 20 variantes de PING qui illustrent les possibilités (figure de gauche page précédente), que je vous laisse approfondir avec PING2.BAS en jouant simultanément sur la période et sur la durée.

    Les commandes TOUCON et TOUNOR

    Voici ce que révèle le bloc des 14 paramètres :

    Pour TOUCON :

    #2F, #00, #00, #00, #00, #00, #00               pour R0 à R6

    #3E, #10, #00, #00, #1F, #00, #00               pour R7 à R13.

    Pour TOUNOR :

    #1F, #00, #00, #00, #00, #00, #00               pour R0 à R6

    #3E, #10, #00, #00, #1F, #00, #00               pour R7 à R13.

    Ces deux commandes ne diffèrent que par la période du canal 1.

    -Contrôle des canaux en service : R7 = #3E = 0011 1110. Seul le canal 1 est actif.

    -La période du canal 1 (R0/R1) vaut :

     #002F pour TOUCON (MI de l’octave 5) et

     #001F pour TOUNOR (SI de l’octave 5).

    -Volume du son pour le canal 1 : R8 = #10. Le volume est contrôlé par une enveloppe.

    -La durée de l’enveloppe (R11/R12) est de #001F (environ 8 ms). C’est la différence majeure avec PING : Si PING est bref, TOUCON et TOUNOR sont ultra-brefs !

    -Numéro de l’enveloppe : R13 = #00. Il s’agit de la rampe descendante de forme \.

    Comme pour PING, les variables que nous pouvons ajuster sont la période et la durée du son. En fait, le fonctionnement des commandes TOUCON et TOUNOR est tout à fait semblable à celui de PING.

    Variantes

    Comme pour PING, je vous propose deux programmes :

    -TOUCON1.BAS propose 18 variantes de TOUCON/TOUNOR qui illustrent les possibilités (figure de droite page précédente) et que je vous laisse approfondir avec

    -TOUCON2.BAS en jouant simultanément sur la période et sur la durée.

    Ces 2 programmes s’appliquent aussi bien à TOUCON qu’à TOUNOR. Les adresse d’implantation de TOUCONLM en Ram et les adresses à DOKEr sont les mêmes que pour PING.

    Les commandes SHOOT et EXPLODE

    Voici ce que révèle le bloc des 14 paramètres :

    Pour SHOOT :

    #00, #00, #00, #00, #00, #00, #0F               pour R0 à R6

    #07, #10, #10, #10, #00, #08, #00               R7 à R13.

    Pour EXPLODE :

    #00, #00, #00, #00, #00, #00, #1F               pour R0 à R6

    #07, #10, #10, #10, #00, #18, #00               R7 à R13.

    On peut observer les paramètres :

    -Contrôle des canaux en service : R7 = #07 = 0000 0111. Les canaux 1, 2 et 3 ne délivrent que du bruit blanc.

    -Ce bruit blanc a pour période R6 = #0F pour SHOOT et R6 = #1F pour EXPLODE.

    -Pour les 2 commandes, le volume du son sur les 3 canaux est contrôlé par une enveloppe : R8 à R10 valent #10.

    -La durée de cette enveloppe (R11/R12) est #0800  (0,5 s environ) pour SHOOT et  #1800 (1,6 s environ) pour EXPLODE.

    -Numéro de l’enveloppe : R13 = #00. Il s’agit de la rampe descendante de forme \. Ces deux commandes sont très proches l’une de l’autre. Elles ne diffèrent que par la durée de l’enveloppe et la période du bruit blanc. La particularité de ces 2 sons est de reposer uniquement sur la production de bruit blanc ! Par définition, un bruit blanc est un signal aléatoire (voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Bruit_blanc) et la notion de “période du bruit blanc” est surprenante, mais bon, voyons ce que ça donne en pratique…

    Variantes

    Ici encore les possibilités de modulation sont évidentes : Soit on modifie la période du bruit blanc, soit on joue sur la durée de l’enveloppe.

    Comme précédemment, la procédure consistera à charger SHOOTLM ou EXPLODELM en Ram et à POKEr les valeurs à modifier. Ces 2 routines ont la même adresse d’implantation en Ram (de #9800 à #9814) et les mêmes adresses à POKEr :

    En #980D :                         La période du bruit blanc.

    En #9812- #9813 :            La durée de la rampe.

    Les programmes SHOOT1.BAS (figure de gauche page précédente) et EXPLODE1.BAS (figure de droite page précédente) offrent quelques échantillons à écouter. Dans SHOOT1.BAS, la période du bruit blanc et la durée de l’enveloppe varient séparément, tandis que dans EXPLODE1.BAS les variations de ces 2 paramètres sont combinées. Les programmes SHOOT2.BAS et EXPLOD2.BAS vous permettrons d’expérimenter vos propres idées, en ajustant à volonté la période du bruit blanc et la durée de l’enveloppe. En fait ces 2 programmes s’appliquent aussi bien à SHOOT qu’à EXPLODE. Avec un peu de chance vous aurez la surprise de retrouver EXPLODE avec SHOOT2.BAS et SHOOT avec EXPLODE2.BAS !

    Petite douceur

    Après tout ce travail, il est temps de s’offrir une petite gâterie. Tous les sons examinés jusqu’ici étaient basés sur l’enveloppe n°0 \. Juste pour voir, j’ai fait quelques essais avec les enveloppes /, ////, / ͞   et /\/\/ , ceci pour les 5 sons PING, SHOOT, EXPLODE, TOUCON et TOUNOR. Pour chacun de ces sons, un seul paramètre diffère des paramètres d’origine : R13, qui est respectivement mis à #04 (/), #0C (////), #0D (/ ͞  ) et #0E (/\/\/) (figure ci-dessus).

    Comme on pouvait s’y attendre, les sons produits avec les enveloppes ////, / ͞   et /\/\ continuent à l’infini  (mais j’ai coupé !).

    Pour PING, SHOOT, EXPLODE, TOUCON et TOUNOR avec enveloppe /, les résultats sont assez surprenants, car ces 5 sons fonctionnent à l’envers de ce qu’on a habituellement dans l’oreille ! Les sons TOUCON et TOUTNOR inversés sont particulièrement intéressants.

    Avec l’enveloppe //// (c’est à dire les sons précédents mais répétés à l’infini), on découvre des bruits surprenants de machines ou de sonneries.

    L’enveloppe / ͞   est moins intéressante car le volume du son est maintenu au niveau haut à l’infini.

    Enfin l’enveloppe /\/\/, couplée à PING, SHOOT et EXPLODE nous emmène au bord de la mer (avec beaucoup d’imagination). A nouveau TOUCON et TOUTNOR donnent des résultats plutôt rigolos que je vous laisse les découvrir.

    Vous trouverez tous les fichiers de ces expérimentations et une mine d’idées pour agrémenter le bruitage de vos programmes dans le fichier SonsPreprogr2.zip qui accompagne cet article.

    A suivre…

  • Des programmes pour votre Oric

    de Michel Piot, Cedic/Fernand Nathan (1983)

    Des nouvelles de la Librairie Oric de CEO

    Notre Librairie Oric compte environ 80 livres en Français, Anglais et Espagnol, mais malheureusement, à ma connaissance, aucun en Allemand, ce qui est fâcheux pour nos cousins germains. Les ouvrages  les plus importants y figurent, grâce au dévouement de Jérôme et de Didier, sans oublier ceux qui ont envoyé des livres ou des scans. Mais il en manque encore pas mal et nous comptons sur vous pour contribuer à enrichir cette collection. L’ouvrage présenté aujourd’hui m’a été transmis par quelqu’un ayant appris indirectement que je m’intéressais à l’Oric. Comme quoi toutes les voies sont bonnes ! Je l’ai donc scanné et OCRisé et il est maintenant disponible en téléchargement :

    Comment accéder à la Librairie du CEO?

    L’url https://oric.bqtt.net/doku.php?id=private:librairie n’est plus valable, mais la page https://ceobeta.oric.org/doku.php?id=private:librairie est encore active. Je suppose que son équivalent définitif sera bientôt mis en ligne. En effet, La refonte en cours du site oric.org et de la page du CEO est un énorme travail et vous comprendrez qu’il entraîne forcément quelques inconvénients. En cas d’urgence, vous trouverez tous ces livres sur mon site.

    Des programmes pour votre Oric

    Il s’agit d’un livre d’initiation à l’Oric-1 comportant 24 petits programmes d’application.

    Pratiquement tous les éditeurs ont publié ce type de bouquin et même souvent plusieurs (avec les mêmes auteurs ou avec des auteurs différents). A l’époque, il devait donc s’agir d’un marché juteux. La plupart du temps ces livres ont été publiés dans l’urgence lors de la sortie d’un nouvel ordinateur. La concurrence entre les maisons d’édition était féroce. Il en a hélas résulté que nombre de ces livres ne sont pas d’une qualité transcendante. Cependant, la bibliothèque du CEO se veut d’être exhaustive, autant que possible, et il fallait donc faire une petite place pour le livre de Michel Piot.

    Le contenu de ce livre

    Il est maigre : 120 petites pages, dont en annexe, les codes Ascii et les attributs ! Ces deux annexes font grise mine à côté de celles, abondantes et bien faites, du manuel de John Scriven, livré avec l’Oric-1 (téléchargeable dans la librairie du CEO).

    Le coté initiation se fait au fur et à mesure des programmes proposés. L’auteur a cherché à utiliser un maximum de commandes Basic pour en illustrer l’emploi. Etant donné la faible épaisseur du livre, Michel Piot aurait pu développer un peu le chapitre 15 “Le Basic de l’Oric” du manuel de John Scriven.

    Pendant que j’en suis aux récriminations, les illustrations (des photos de l’écran réel) sont souvent illisibles. Enfin, les listings sont issus d’une imprimante à aiguilles et certaines lignes sont réfractaires à toute OCRisation. Je doute qu’il soit possible de récupérer un listing utilisable. En règle générale, on est toujours obligé d’apporter des retouches aux listings issus d’une OCRisation, mais là, ça ne me semble pas rentable.

    Je vais être plus positif avec les 24 programmes proposés qui sortent souvent des sentiers battus habituels (chenille, pendu etc.) et on peut y trouver quelques belles idées qui pourraient servir de point de départ pour un développement plus conséquent… Je vous laisse le soin de les explorer…