Le CEO-MAG est décidément devenu digital. Pratiquement tous ceux qui ont répondu lisent le CEO-MAG sur leur ordinateur, et il y a peu d’attente pour une version papier physique. En conséquence, j’ai le plaisir de vous proposer une nouvelle version au format paysage, qui intègre davantage de couleurs et des liens vers des articles, des documents. J’espère que cette nouvelle présentation vous plaira. Le format est resté au format A4, avec une densité de pixels suffisante pour être lu sans perte sur un écran full HD. Le courrier des lecteurs refait son retour, sur la base de quelques posts collectés sur les forums.
Cette année, je ne pourrais pas vous proposer de lire le mag sur les plages … en effet, je suis d’abord parti en vacances et depuis, je ne fait que procrastiner. Voilà pourquoi le mag se sort que maintenant, quelques semaines après la rentrée.
Bonne lecture, tout de même. J’espère que vous aurez bien profité de vos vacances avant que nous ne retrouvions prochainement. Pour l’équipe, Didier
Sommaire :
Retour sur le sondage CEO-MAG de Mai Le jeu du mois … Battle Ground L’évènement Oric du mois, la Visu-Meet de Juin HEAD ON : Bonus et Malus Frankenstein Cross-Assembleur Convertisseur RGB-HDMI Convertisseur RGB-HDMI (Adaptateur) 1vader N0 Problem Oric Adventure Le coin du Codeur débutant Oric Box (Lien Commercial non spons. et non testé) Soundtoy
Ou comment remplacer la prise d’origine pour utiliser ce convertisseur avec un ORIC.
RUBRIQUE : Fer à souder et sueurs froides…
Après avoir vu comment remplacer la prise DIN sur le convertisseur, il est temps maintenant de passer la vitesse supérieure. Il va falloir ouvrir le boîtier et y jouer du fer à souder…
Deuxième méthode : remplacer le câble
Tout d’abord, vous devez posséder un câble d’une longueur suffisante et muni d’une prise DIN mâle à 5 broches dont vous connaissez le brochage, ce dernier devant être compatible avec la prise Vidéo de l’ORIC. Ce câble peut provenir de différentes options :
un câble fait maison
un câble connecteur stéréo à deux DIN 5 broches (que vous avez modifié pour le rendre compatible)
un câble originel vendu avec l’ORIC dont la Péritel a été retirée
autre…
Pour mémoire, le Pinout [ Vu de derrière ] est le suivant :
Notez soigneusement la couleur de chaque conducteur correspondant au signal (donc à chaque broche de la DIN). Au besoin, vérifiez avec le testeur de continuité d’un multimètre.
Retour au convertisseur.
Il va falloir l’ouvrir en séparant les deux coques de sa boîte en plastique.
En commençant avec un tournevis plat à petit lame, insérez le délicatement entre la partie du boîtier supérieur et la sortie du câble. Faîtes levier pour dégager un petit espace. Puis avec un tournevis plat à lame plus large, agrandissez doucement cet espace. La partie supérieure se soulève. Les deux parties du boîtier sont fixées entre elles par quatre picots qui s’emboîtent. Il n’y a pas de clips latéraux.
Séparez les deux parties.
Dessous de la carte : on distingue bien les 4 picots
Prenez note des points suivants :
sur la droite, il y a deux petits cabochons en plastique qui vont vite tomber dès que vous manierez la carte. Il faudra les remettre en place avant la fermeture du boîtier…
Sur la gauche, il y des “pads” de soudure repérés par des lettres :
Vous pouvez voir AL, AR, GND, R, SVC, G, SVY, B et AV. Intéressant, n’est-il pas ?
AL et AR pour le son
SVC et SVY inconnus
GND, R, G, B connus
reste AV qui irait bien avec SYNC…
Il est temps de retourner la carte en la saisissant par le câble.
Remarquez les cabochons de droite… qui couvraient les minuscules interrupteurs. A gauche, les câbles sont soudés sur la carte et recouverts d’une pâte blanche assez dure. Avec un cutter ou le tournevis plat à petit lame, il vous faut soulever puis retirer cette matière. Faites attention à ne pas abîmer un composant CMS… C’est assez facile à retirer par petits morceaux.
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Vous retrouvez ainsi les conducteurs vus à l’article précédent. Le Violet est bien sûr AV. SVC et SVY sont vides. Il ne vous reste qu’à les dessouder un par un et retirer ce câble.
Vous pouvez maintenant souder les conducteurs de votre câble Vidéo compatible ORIC sur les pads libres. Vérifiez que les pads AL, AR, SVC et SVY sont vides, ainsi que le bon câblage des conducteurs.
Vous pouvez ajouter au pistolet à colle une couche de colle ou laisser en l’état.
Remettez la carte en place. Avec une infinie patience (si, si, vous en aurez besoin), remettez les capuchons des interrupteurs. Refermez la partie supérieure du boîtier.
Ici avec un câble originel d’ATMOS …
Testez. Si tout est bon, vous pouvez immobiliser le câble à la sortie du boîtier par de la colle (pistolet à colle ou gel Néoprène ou autre …). Sinon, ré-ouvrez le convertisseur et re-vérifiez vos soudures…
Et un paquet de colle Néoprène, un !
Dernière touche : avec un ruban adhésif de couleur, cachez les mots MD1/MD2/SNK… Ecrivez au feutre indélébile ORIC dessus ! 😉
Pour ceux qui auraient de grosses difficultés à manier le fer à souder sans mettre le feu à leurs biens, je pourrais sous conditions réaliser le câblage. Me contacter en mp. D’autres bricoleurs peuvent aussi rendre service, bien sûr !
Ou comment remplacer la prise d’origine pour utiliser ce convertisseur avec un ORIC.
RUBRIQUE : Fer à souder et sueurs froides…
Le convertisseur est livré d’origine avec une prise mini DIN mâle qui lui permet de recevoir un des deux câbles adaptateurs “mâle/femelle” pour MegaDrive 1 ou 2. Dans cette prise, il y a 7 conducteurs. Ces derniers véhiculent chacun un signal différent, à savoir :
le Rouge ( Red en anglais ) ou R
le Vert ( Green ) ou G
le Bleu ( Blue ) ou B
la Synchro ( Sync ) ou S
la Masse ( Ground ) ou GND
le canal Son droit ( Audio Right ) ou AR
le canal Son gauche ( Audio Left ) ou AL
Dans notre cas, nous ne nous servons pas des signaux audio. Donc AR et AL resteront non connectés. Nous traiterons les 5 autres : R, G, B, S et GND.
Première méthode : remplacer la prise DIN
Vérifiez tout d’abord que vous possédez une prise DIN mâle à 5 broches.
Retour au convertisseur. Il suffit de couper la prise mini DIN à sa base. Puis il est nécessaire de retirer la gaine noire du câble sur 3 cm environ pour faire apparaître les conducteurs.
Pour l’instant, tous les convertisseurs sur lesquels j’ai travaillé possédaient le même câble à 7 conducteurs. Les couleurs dans ce câble sont le violet, le vert, le bleu, le marron, le rouge, le blanc et l’orange… Comment s’y reconnaître ? Heureusement, ces conducteurs sont reliés en général à chaque fois sur les mêmes signaux. Et voilà leurs correspondances :
le violet est la SYNC
le vert est le GREEN
le bleu est le BLUE
le marron est le GND
l’orange est le RED
pour info, le rouge est le AR
pour info, le blanc est le AL
ces deux derniers conducteurs peuvent être coupés à ras de la gaine noire.
Maintenant il faut dénuder les conducteurs sur 1/2 cm et étamer les fils.
Enfilez la partie en plastique de la prise DIN [ ne pas oublier de la placer sur le câble avant la suite des opérations sinon il y aura certains d’entre vous qui se traiteront de *#~&@&~#* (ici, choisissez allègrement votre nom préféré d’oiseau sans cervelle) ] et soudez les conducteurs sur les broches de la prise DIN.
Si besoin, raccourcissez un peu la partie étamée des conducteurs pour éviter les faux contacts.
. . . . . . .Prise en place prête pour la soudure. . . . . . . . . . . . . . . . . . . Conducteurs soudés
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Refermez la prise. Et c’est fini, prêt à être utilisé ! Bravo !
Fin de la première méthode
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BONUS
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Pour ceux qui se demandent ce qu’est la drôle de boîte utilisée pour souder la prise DIN, voici l’explication :
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afin d’avoir un support stable pour souder sur la prise DIN, on peut recycler une boîte alimentaire (ici, du café soluble en conteneur carton et alu). Percer vers le centre du dessous un trou légèrement inférieur au diamètre d’une prise DIN femelle à 8 broches par exemple. La prise sera enfoncée en force pour rester bien stable. Il suffira alors d’y insérer la prise mâle. C’est un petit truc très pratique qui évite de faire fondre le plastique qui sépare et retient les broches lorsqu’on bataille avec un fer à souder très chaud et des conducteurs récalcitrants …
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La prochaine méthode concernera le décorticage du boîtier du convertisseur et l’opération à cœur ouvert.
Si vous connectez votre ORIC sur un écran LCD, vous utilisez peut-être un convertisseur RGB vers HDMI. Ce modèle, par exemple, sur un site de vente connu :
Je vous en propose un autre, plus petit. Même site de vente :
Il n’en a pas l’air, mais il est presque prêt à remplir son rôle avec un ORIC ! C’est vraiment un convertisseur upscaler avec du RGBS à l’entrée et du HDMI à la sortie. (RGBS = Red Green Blue Sync)
Attention à ne pas se tromper lors de l’achat. Il existe plusieurs modèles. Certains ne traitent que le signal AV et non pas le RGBS. Le seul vraiment compatible ici (celui que j’ai testé avec succès) est celui qui s’adapte sur les SEGA MD1 et MD2.
Vous pouvez constater que ces deux convertisseurs ont à peu près le même prix… Seul le gain de taille est attractif. De plus, il permet de se passer de l’encombrante prise Péritel… Le voici livré en boîte :
Et à l’intérieur :
Ce qui nous donne un convertisseur, un câble HDMI mâle-mâle, deux petits câbles adaptateurs pour consoles de jeux SEGA et un câble USB pour l’alimentation du convertisseur :
Le convertisseur mesure 7,4 cm x 4,5 cm x 1,5 cm. Sur ce petit boîtier, on peut sélectionner par un minuscule interrupteur le format 16:9 ou le 4:3, l’autre interrupteur ne sert pas dans notre cas d’étude.
Malheureusement, pour pouvoir l’utiliser avec votre ORIC, il y a un peu de travail à faire ! Car les prises ne sont pas compatibles… Pour un bricoleur, il y a plusieurs solutions. L’une d’elles consiste à remplacer la mini DIN du convertisseur par une DIN classique à 5 broches pour la brancher sur la prise vidéo de l’ORIC. Une autre oblige à ouvrir le boîtier du Convertisseur et à dessouder le câble présent pour pouvoir ressouder un câble vidéo Péritel à 5 conducteurs muni de sa prise DIN. Il y en a d’autres…
Voici à quoi ressemblent ces modifications :
Si vous êtes intéressés, je pourrais faire un article plus “bricolage fer à souder” pour réaliser sans peine les modifications.
Depuis la version du kernel v2023.1, il est désormais possible de personnaliser le démarrage d’Orix sur son atmos.
Submit est un langage de scripting issu de CPM mais modifié par Assinie. Assine a fait le code pour Orix mais aussi a amélioré le fonctionnement afin d’intégrer des fonctionnalités en plus. Submit est un langage interprété.
Autoboot est un fichier localisé dans le répertoire “/etc/” et va contenir un script submit. Ce script contenu dans le fichier autoboot sera lancé au boot de l’ordinateur ce qui permettra de personnaliser son boot, faire des menus etc.
Si le fichier autoboot est présent, alors il sera démarré, sinon, cela démarrera normalement sans personnalisation. S’il y a besoin de bypasser ce démarrage par autoboot, il faudra faire un reset par exemple avec une touche quelconque appuyée. Cela va empêcher autoboot de démarrer et permettre d’accéder au shell directement.
Le gros avantage du scripting, c’est que cela permet d’aller vite pour faire quelque chose sans avoir beaucoup de connaissances.
Voici, donc, un tutorial qui va mettre en application un démarrage par autoboot.
Prerequis
Avoir la twilighte board à jour avec le kernel v2023.1
submit version v2022.4 (vérifier avec ‘submit’)
un éditeur texte sur pc. Il y a un éditeur texte natif en cours de dev, mais il n’est pas finalisé, et donc, il faudra partir sur la clé usb branchée sur le pc, avec “/etc/autoboot” ouvert.
avoir tous les binaires Orix à jour : https://repo.orix.oric.org/dists/official/ sur la clé usb
Pour demander au système de ne pas lire le fichier autoboot au démarrage, appuyer sur une touche au boot. Si autoboot doit être désactivé, il suffit d’aller dans /etc/, faire une copie d’autoboot avec ‘cp’, et supprimer le fichier autoboot
Je veux démarrer blake’s 7 au démarrage
Dans le script submit, je mets juste :
#!/bin/submit
blakes7
Je sauve le fichier, je mets la clé usb, et je démarre l’oric.
Blakes7 démarrera automatiquement
Démarrage d’un menu personnalisé avec changement de fonte
Cette fois ci, nous allons lancer un menu au boot. Le script suivant va :
effacer l’écran après le boot, mettre la fonte fanta2uk (les fontes sont localisées dans “/usr/share/fonts”).
afficher un menu avec des entrées “basic, blake’s 7, Psychiatric, barbitoric, et Orix” : ces choix sont volontaires car ils permettent de montrer les différents lancements, que cela soit à partir d’une rom, du storage, d’un jeu, ou d’une démo). La commande basic11 prend un argument qui est le nom du .tap à lancer (on peut le trouver en faisant un basic11 -l)
attendre une touche et lancer le programme sélectionné.
Ce script va lancer, en fonction de la touche pressée, l’entrée voulue (rom basic, blake, psychiatric, barbitoric ou revenir au shell). En revanche, une entrée de fonctionnera pas, c’est barbitoric (pour la version disponible au 7/06/2023).
Pour expliquer pourquoi barbitoric ne fonctionne pas dans le cas où il est localisé dans un script submit, il faut se référer au fonctionnement d’un binaire Orix. Le problème ne se produit pas pour une commande en ROM, mais il peut se produire pour un binaire sur clé usb/sdcard.
Au début du développement d’Orix, un seul format de binaire existait, c’est le fameux format statique que nous connaissons pour du basic, hyperbasic, commandes sedoric etc. Les programmes sont assemblés à une adresse fixe, et il y a conflit si on essaie de charger un programme qui est dans la même plage d’adresse : l’un va écraser l’autre. C’est ce qu’il se passe dans le cas de submit et barbitoric, mais ce n’est pas submit le fautif, c’est le binaire barbitoric en natif Orix. Submit est un binaire sur disque au format 2 Orix. Ce format est relogeable. Le kernel va allouer la plage mémoire disponible en fonction de la taille et reloger au runtime le binaire pour que submit puisse tourner à une nouvelle adresse. Submit tourne donc à une adresse inconnue par l’utilisateur, seul le kernel sait où submit est localisé en RAM. Aussi, Submit va faire des allocations mémoire pour sa propre utilisation.
Ici, barbitoric n’est pas au format relogeable, et quand le kernel va essayer de le lancer, il va regarder s’il est au format 2, s’il est au format 1, le header du binaire définit une adresse fixe. Le kernel va vérifier si l’adresse est occupée. Comme submit a été lancé de manière relogée au 1er offset mémoire libre, il y a conflit et le kernel va renvoyer un “exec format error” qui sera affiché dans submit.
Voici comment vérifier si un binaire est au format relogeable : Il faut utiliser le binaire file.
Vous verrez que file n’indique pas que c’est un binaire relogeable pour barboric (nom du programme barbitoric) :
/#cd bin
/bin#file barboric
Ci dessous, en rouge, le test sur le binaire barbitoric, en vert le même test sur le programme blakes7. Nous voyons bien dans ce cas “reloc binary” en vert
Pour corriger le problème de barbitoric dans le cas de submit, il faut attendre la sortie de la version relogeable. Pour cela, le binaire est converti par un programme après un 1er build du code source.
Les commandes en ROM n’ont pas besoin d’être relogées. Elles sont déjà résidentes en ROM, et ont été conçues pour ne pas écraser les autres commandes. Les commandes sont déjà dans des emplacements mémoire fixes, et gèrent les allocations mémoire de leur coté. De façon générale, les commandes en ROM sont plus rapides car elles sont déjà chargées, n’ont pas besoin d’être relogées et n’occupent pas de RAM dans les 48KB pour son propre code (à part pour les allocations mémoires nécessaires)
Couleurs, caractères de contrôles
Avant d’aller plus loin, l’idéal est de lire la doc “subdoc” en utilisant man. C’est une doc en français qui explique les possibilités de submit
/#man subdoc
Nous avons besoin de personnaliser un peu plus ce menu, et nous allons afficher un texte double hauteur avec quelques couleurs. Cela se fait avec les caractères de contrôle :
Nous allons modifier autoboot, pour afficher un bandeau avec sur fond bleu et en écriture rouge le mot menu en double hauteur, puis afficher un encadré magenta avec le menu.
Submit gère des variables, il est possible de les définir et de les sauver dans un fichier texte (save to myfile) et les restaurer. (restore from myfile)
Submit lit des arguments en paramètre. Ainsi, un script en ligne de commande lancé par submit tel que
/#submit monscript.sub toto
“toto” sera dans la variable $1, permettant de faire des tests avec if.
Il est possible de tester la présence d’un fichier (if exist myfile.txt goto start)
D’afficher un prompt avec input, et récupérer ce qui a été saisi dans une variable.
Retour sur la Visu du 14 Janvier [DevKitCeo] Oricutron et cc65 Head-On : Gestion clavier multi-touches Cracky Guntus Journal de transferts – l’Oric (presque) à Nu Basic 10 liners Competition 2023 Attack of the Petscii Robots The Smiths are Dead Comment brancher votre Oric Retour sur la Visu-Meet du 10 Mars
Après un début d’année plutôt mou, les activités oriciennes sont en explosion. Le mag est de fait un magnifique recueil de ces nouveautés et j’espère que leur découverte – si vous n’avez pas déjà lu ces informations sur les différents réseaux – vous donnera l’envie à vous aussi de contribuer à la vie de notre machine favorite. Du basic à l’assembleur, de multiples exemples sont disséqués pour permettre à tous d’aller plus loin avec leur Oric.
En attendant, le mag de juin (si je vais plus vite que pour cette édition), je vous souhaite à tous de profiter pleinement de ces nouveautés, de plonger dans de nouvelles pièces de code ou de jouer du fer à souder.
Les vieilles cassettes et disquettes Oric sont parfois pleines de surprises. En voici un nouvel exemple, mais cette fois avec un livre ! Ce n’est en effet ni plus ni moins que le livre de référence de Fabrice Broche, l’Oric à Nu, qui a (péniblement !) atterri sous mon sapin, dans une version bien spéciale. Juste à temps pour les 40 ans de l’Oric ?
Le gros lot Tout commence par un lot Oric acheté sur Internet vers 2018, contenant quelques interfaces, et pas mal de cassettes et de disquettes. Ceux qui me connaissent s’en doutent: j’ai commencé par transférer les cassettes, et n’ai donc enchaîné sur les disquettes que fin 2019. Hélas, pas mal de déboires m’ont découragé: beaucoup de logiciels du commerce sont illisibles, de même qu’une disquette marquée “LIVRE 1”. Cette dernière m’intrigue toutefois, car parmi les rares disquettes lisibles se trouve une disquette Jasmin marquée “(c) F.Broche, article, quelques extraits de Bouquin”, qui boote sur le traitement de texte Easytext, et qui contient des écrits de Fabrice Broche ! Tout oricien connaît Fabrice, auteur du livre de référence “l’Oric à nu”, et de l’Hyper-Basic pour Telestrat. Sur cette disquette donc, on trouve un article de Théoric (“Domptez votre MICRODISC”, Théoric 8, mai 85, pages 40 à 43 et. Théoric 9, juin-juillet 85, page 45 et 46), ainsi que des brouillons de l’Oric à nu ! Quelle chance: 35 ans après, j’ai donc bien entre les mains des disquettes de Fabrice Broche, et tout aussi incroyable, il a rédigé ses écrits sur Oric !
On y retourne Un peu découragé par le taux d’échec des lectures, et les autres activités Oric ne manquant pas (et une histoire de virus m’ayant empêché d’accéder à ma collection un certain temps), ce n’est que fin 2022 que j’ai repris l’exploration des disquettes de ce lot. Et là, mon oeil est attiré par trois disquettes avec faces marquées “bouquin barratin” (sic), et “bouquin C000-CFFF”, puis D000-DFFF, E000-EFFF, F000-FFFF. L’une d’elle est aussi notée “(c) Fabrice Broche”. En repensant à la disquette titrée “LIVRE”, mon sang ne fait qu’un tour. Et si j’avais entre les mains le “source” de l’Oric à Nu ? Ce dernier n’ayant à ma connaissance jamais été passé pleinement à l’OCR, c’est un petit trésor qui pourrait se cacher là.
Courage, lisons ! Sans surprise, les premières lectures des disquettes sur PC avec Readdsk (de l’autre Fabrice bien connu des oriciens) sont hélas pleines d’erreurs. Mais au moins, la lecture va jusqu’au bout. Une inspection des premiers fichiers .DSK est sans appel: oui, les disquettes contiennent du texte de l’Oric à nu ! Bien. Que faire ? Allez, ne réfléchissons pas trop: on recommence à lire. Avec de multiples lectures, on a un mince espoir de reconstituer une disquette complète. Et là, au fil des nouvelles tentatives, je m’aperçois d’une chose: à chaque lecture, la qualité s’améliore. Ne dit-on pas que lire régulièrement une disquette maintient les particules magnétiques dans une position correcte ? Eh bien, les lectures multiples après toutes ces années semblent effectivement les remettre en place ! Au bout de deux soirées complètes à faire 5 à 10 lectures par face, j’obtiens enfin cinq fichiers .DSK sans erreur, hourra ! Mais en bootant les disquettes sur émulateur, que ce soit avec drive Jasmin ou Microdisc, le terrible “no operating system on disc” s’affiche. Allez, on ne me la fait pas: boot sur une disquette système Sedoric, remplacement de la disquette, DIR… Et miracle, les fichiers s’affichent, on était en présence de disquettes Sedoric esclaves. Pourquoi faire simple ?
C’est Noël, on déballe Chaque DSK contient une bonne quinzaine de fichiers .TXT, plus trois images HIRES qui se promenaient par là. Cela se confirme: Fabrice Broche a entièrement tapé l’Oric à nu sur Oric. Mais il ne semble pas être allé très loin avec notre machine préférée pour la fabrication des illustrations ! Les fichiers de la disquette “barratin” portent un nom classique, ceux des autres disquettes sont composés de l’intervalle d’adresses qu’ils décrivent. Mince, c’est vrai qu’il va falloir remettre environ 80 fichiers dans le bon ordre ! Mais au fait, avec quel soft ouvrir ces fichiers ? Trois ans ont passé depuis mes premiers transferts de disquette, et il me faudra un moment pour me souvenir de la disquette Jasmin avec l’article Théoric, qui bootait avec Easytext. Sans cette disquette qui m’offre le chaînon manquant, je serais peut-être encore en train de tester tous les traitements de texte Oric pour trouver le bon !
La ficelle résiste Enfin le bout du tunnel ? Ha ha, que croyez-vous, c’eût été trop simple ! Devinette: comment lit-on des disquettes Sedoric sur un traitement de texte sous FT-DOS ? Réponse: je n’en sais strictement rien… Pendant que mon PC passe des heures à inspecter tous les fichiers DSK de mes disques durs à la recherche d’une hypothétique version Sedoric d’Easytext, c’est sur Oric.org que je trouve la solution avec une version anglaise. Ouf ! De là, il ne me reste “plus qu’à” apprendre à utiliser Easytext et à ouvrir les fichiers pour les imprimer. Là encore, la disquette avec l’article Théoric m’aidera à avoir la bonne configuration d’Easytext. Dans la série “sinon c’est pas drôle”, Easytext version anglaise plante aléatoirement, environ toutes les trois impressions. Il me faudra donc environ 25 fois rebooter, reconfigurer l’émulateur et le traitement de texte, changer les disquettes, pour ouvrir les fichiers un par un et enfin “imprimer” dans un fichier TXT sur PC. La capture d’écran des images HIRES, à côté, sera un jeu d’enfant !
C’est un puzzle ! Une fois tous les fichiers imprimés, il reste “juste” à… Les remettre dans le bon ordre ! Heureusement un fichier de la disquette “barratin” décrit l’ordre dans lequel imprimer les fichiers pour obtenir le livre, avec cependant quelques changements: par exemple le sommaire est positionné au début, alors que dans le livre il est à la fin, des titres manquent… Mais là encore, quand on croit que tout est fini, il reste un escalier à gravir: on en est proche, mais il ne s’agit clairement pas la version finale du livre (qui serait peut-être sur la disquette illisible “LIVRE 1” ?). On a des différences sur les tables en début de ROM et le sommaire, de nombreuses petites corrections (espaces, majuscules, fautes), ou des paragraphes manquants qu’il faudra retaper à la main depuis le livre pour, sauf oubli ou erreur, obtenir une source strictement identique. De même les caractères accentués passent mal, il faudra les remplacer. Autrement dit: une relecture complète s’impose pour obtenir le livre !
Loading… A ce jour, la relecture a dépassé la moitié. Mon but premier est de retrouver strictement le texte original, avec ses erreurs, sans me soucier des illustrations, puis de le mettre à disposition. Plutôt que proposer une “2e édition” plus aboutie qui n’aurait pas plu à l’un ou l’autre pour telle ou telle raison, chacun pourra en faire ce qu’il entend. A noter toutefois, le livre “papier” contient des erreurs liées à l’impression ou à la mise en page, absentes du texte numérique d’origine. Il aurait été absurde d’introduire ces erreurs dans ce qui n’est qu’un transfert numérique; elles seront simplement listées à toutes fins utiles. Quelques exemples d’erreurs d’impression: – le nom du fichier “BASIC2.TXT” apparaît page 38 – le nom de la “TABLE D’ADRESSE DES MOTS-CLES”, est abrégée en “TABLE D’ADRESSE” page 68 – page 89, le livre indique qu’on traite un ‘ ‘ alors que c’est un ‘\’ (vérifié en ROM; le caractère n’a pas dû passer à l’impression) etc., etc.
Noël prochain ? L’étape d’après ? Eh bien, j’espère tout de même recréer une version complète avec les numéros de page et les illustrations, puis (ou avant ?) une version corrigée des erreurs rencontrées et des fautes de syntaxe. Outre ce qui a déjà été recensé dans les forums, la relecture m’a permis de noter quelques erreurs, mais il est certain que d’autres m’échapperont. On s’en fiche, il suffira de corriger 😉
Morale à deux mille balles A l’heure où notre ordinateur favori semble définitivement devenu objet de collection davantage qu’un hobby d’utilisateurs, il est presque impossible de récupérer des lots Oric sans dépenser une fortune, ou sans soudoyer les vendeurs (qui parfois arrêtent les enchères en raison de propositions en privé). La conséquence de cette spéculation débridée est que la quasi totalité des cassettes et disquettes part dans des collections qui, sauf exception occasionnelle, ne sont jamais numérisées. Je ne peux qu’encourager les collectionneurs acharnés à se lancer dans les transferts, ou à défaut, à contacter les forums Internet (Club Europe Oric, Defence Force, …) pour se faire aider, avant que le contenu des supports vieillissants soit définitivement perdu. Un grand merci à ceux qui se sont donné cette peine par le passé !
Pour le 40e anniversaire de l’Oric, vous trouverez ci-joint la retranscription intégrale en pdf des disquettes du Journal Electr’oric (JEO), l’ancêtre digital de ce qui allait devenir le CEO-MAG du Club Europe Oric.
Ici, je vous propose d’installer un environnement de développement sous windows, tout en ayant un shell linux, et Oricutron qui fonctionne. Il est possible que certaines étapes ne soient pas mentionnées.
Aussi, tout fonctionne sur un poste windows 11 avec un wsl à jour pour le lancement d’Oricutron en fenêtré. Il n’est pas garanti que cela fonctionne sur un windows 10, encore moins quand wsl n’est pas à jour sur windows 10 ou 11. Cet article présente l’installation d’oricutron dans le meilleur des cas : Windows 11 + WSL à jour. Si Oricutron ne fonctionne pas, il faudra passer par le lancement d’oricutron dans Windows par un explorateur de fichier par exemple
Commencer l’installation de l’environnement avec cc65, oricutron
Démarrer Visual Studio Code et démarrer un nouveau terminal dans le menu de visual code “Terminal -> New Terminal”
A partir de là, un terminal s’affiche en bas :
Par défaut, cela doit démarrer powershell mais si wsl est installé, wsl devrait apparaitre dans les choix de terminal à droite en bas de visual code (Appuyer sur +, normalement une entrée avec WSL en description devrait apparaitre:
A cette étape, nous avons un prompt linux qui s’affiche en bas dans visual code. Le path courant est le home directory du user : le lecteur “c” ici est monté dans “/mnt/c”, et nous accédons au répertoire Users/$monuser
Commençons par upgrader la distribution wsl, installons git, et le developement kit CEO, oricutron, cc65 :
A cette étape, il est possible de lancer cc65 compilé pour windows sur wsl. Testons :
$cd DEVKIT_CEO/CC65/bin
$./cl65.exe
Nous pouvons démarrer oricutron compilé pour windows à partir de WSL dans certains cas. Dans les dernières versions de WSL, surtout celles disponibles sur Windows11, une interface graphique peut être lancée avec le son. Si Oricutron se lance, mais plante avec un message indiquant une erreur avec “Alsa”, il faut contourner le pb en installant des softs qui permettent de rediriger le son et permettre à Oricutron de démarrer. Cela ne sera pas expliqué ici.
Normalement, en modifiant le .bashrc, et en mettant le bon PATH avec le chemin oricutron et cc65, il est possible de lancer le makefile de hello_c dans le dossier _projets
Je vous propose ci après d’installer plutôt cc65 en version wsl (natif linux)
A cette étape, vous avez quitté vi, nous allons recharger .bashrc :
source ~/.bashrc
cc65 est donc normalement accessible, la commande devrait afficher “No input file” :
cc65
Testons le hello world du kit dev ceo en compilant:
$cd ../../_projects/hello_c
$make
En faisant “ls -l”, un fichier “hello_c.atmos” apparait. En le renommant en hello.tap, et en le copiant dans le folder tape d’oricutron “_tapes”, il est possible ensuite de faire un cload
cd ../../
mkdir _tapes
cp _projects/hello_c/hello_c.atmos _tapes/hello.tap
cd Oricutron
./Oricutron
# Faire le CLOAD"HELLO" dans oricutron