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  • Musique, Note, Octave, Fréquence et Période

    Rappels et précisions

    par André C.

    CE QU’IL Y A DERRIÈRE LE HAUT-PARLEUR

    Le PSG 8912, circuit intégré complexe, génère des sons sur la base de 14 paramètres qu’il faut lui fournir. Ce sont surtout les 6 premiers paramètres (en fait 3 paramètres sur 2 octets chacun) qui nous intéressent aujourd’hui. Ils définissent la période des sons qui seront respectivement générés par les canaux 1, 2 et 3.
    Lorsqu’on veut programmer des sons en langage machine, il faut envoyer ces 14 paramètres aux 14 registres du PSG 8912 à l’aide de la routine #FA86 (Atmos), après avoir renseigné X et Y pour qu’ils pointent sur l’adresse où se trouve le bloc des 14 paramètres. Heureusement ces 14 registres sont latchés (verrouillés) et gardent leur valeur tant qu’on ne la remplace pas par une autre. La plupart du temps il y a donc peu de changements et il est possible de modifier un seul registre à l’aide de la routine #F590 (Atmos), après avoir renseigné A avec le n° de registre (de 0 à 13) et X avec la valeur à y placer (A, X et Y sont les registres du microprocesseur 6502).

    VOUS PRÉFÉREZ LE BASIC ?

    Il n’empêche que le PSG 8912, ce n’est pas de la tarte, avec ses 14 paramètres dont certains sont complexes ! Mais les commandes PLAY, MUSIC et SOUND simplifient la vie de ceux qui sont effrayés par le langage machine. Le bel effort, qui a été fait pour programmer les commandes PLAY, MUSIC et SOUND, est handicapé par la pauvreté des manuels. A ce propos, je vous renvoie à l’excellent article “PLAY, MUSIC, SOUND”, paru dans le CEO-mag d’avril 2000, n°119-120, pages 35 à 39.
    Toujours est-il que ces 3 commandes Basic permettent de mettre en œuvre assez facilement les paramètres du PSG 8912.

    MUSIC

    Dans le cas de MUSIC, par exemple, il suffit d’indiquer le canal à activer (1 à 3), l’octave (0 à 7), la note (1 à 12) et le volume (1 à 15 pour le volume sonore ou 0 pour passer la main au contrôle par une enveloppe). Quoi de plus simple ? Soit dit en passant, la syntaxe de ce dernier paramètre est regrettable. Pourquoi ne pas avoir repris les valeurs qu’accepte directement le PSG 8912, à savoir 0 à 15 pour le volume et 16 (#10) pour le passage de contrôle à une enveloppe ?

    SOUND

    Mais MUSIC a les inconvénients (les limites) de son avantage (la simplicité) : Cette commande ne sait produire aucun son en dehors des notes standards. Pour ce genre de sons, il existe la commande SOUND, pour laquelle il faut indiquer le canal (1 à 6 avec 1 à 3 pour le canal et 4 à 6 pour ajouter du bruit blanc aux canaux 1 à 3), la période (de 0 à 65535) et le volume (idem MUSIC).
    Pas top la syntaxe du 3e paramètre (période). En français la hauteur d’une note est définie par sa fréquence. On ne parle jamais de la période d’une note. L’utilisation de la période était probablement plus simple d’un point de vue programmation, mais elle est contre culturelle et pas du tout intuitive (plus une note est haute plus sa période diminue).
    Toute valeur entre #0000 et #FFFF (0 et 65535) est acceptée et la valeur que l’on indique est directement envoyée au PSG 8912. Mais celui-ci ne prend pas en compte les 4 bits supérieurs de l’octet de poids fort. Les valeurs réellement injectées dans le PSG sont ra menées à l’espace #0000 à #0FFF (0 à 4095 en décimal). L’intervalle de 0 à 65535 est donc illusoire (mais les capacités du PSG 8912 et celles de l’oreille humaine sont quand même largement couvertes).

    PERIODE

    La période (en secondes) est l’inverse de la fréquence (en Hertz). En pratique, pour avoir des valeurs manipulables, on exprime la période en µs. Pour ce faire, il faut diviser 1 000 000 par la fréquence (il y a un million de µs dans une seconde). Par exemple pour le LA de l’octave 3 (le diapason qui sert de référence en musique), la fréquence officielle est 440 Hz. La période correspondante est de 1 000 000 / 440 = 2 272,73 µs, une valeur qui n’est jamais mentionnée, ni utilisée.

    LE TRUC INVISIBLE

    Le truc qui n’est pas explicité dans les divers documents disponibles (et il y en a un paquet !) est que dans le cas du PSG 8912, la période n’est pas exprimée en µs, mais en unités de 16 µs (ça sent le système binaire là-dessous). Il faut donc appliquer un facteur de conversion de 62 480 (car 1 000 000 / 62 480 = 16,00512164). Dans le cas du LA de l’octave 3 (440 Hz) la période exprimée en unité de 16 µs est de 62480 / 440 = 142 (soit #008E en hexadécimal). Les amateurs de langage machine pourront vérifier que #008E est bien la valeur indiquée dans la Rom par les tables de conversion en #FC5E (octet de poids fort) et #FC6B (octet de poids faible). Et c’est bien la valeur 142 qu’il faut indiquer à la commande SOUND pour obtenir un LA de l’octave 3.

    POUR EN REVENIR AU PSG 8912

    C’est bien sûr #008E qu’il faut aussi indiquer au PSG pour obtenir ce même LA de l’octave 3. Par exemple, pour obtenir ce son sur le canal 1, il faudra placer #8E dans le premier registre et #00 dans le second. D’une manière générale, pour produire un son de fréquence F, il faudra placer dans les registres du PSG une valeur de période P = 62480 / F. Ce n’est pas si compliqué, encore fallait-il le dire clairement. En complément pour ceux qui seraient intéressé, une table de conversion “Note-Frequence-periode.pdf” accompagne cet article.

  • Temporisation en langage machine

    par André C. avec l’aide de Christian L.

    Cet article a été corrigé grâce aux indications précieuses de Christian L. “Assinie” concernant l’interférence des interruptions dans la routine TEMPOB. Qu’il en soit cordialement remercié.

    La commande Basic WAIT est une petite merveille de simplicité d’utilisation. Il suffit d’indiquer une valeur de temporisation en centièmes de secondes et pourvu que les IRQ ne soient pas inhibées, l’exécution du programme se fige pendant le délai indiqué. La valeur du délai indiqué doit être comprise entre 0 et 65535 (en pratique entre 1 à 65535), ce qui permet des temporisations de 0,1 à 655 secondes (presque 11 min donc). C’est plus qu’il n’est utile.
    La précision de WAIT est étonnamment bonne. Mais il n’est pas possible d’obtenir des délais très brefs, car la valeur minimale est de 100 µs, ce qui est beaucoup comparé aux 2 µs qu’il est possible d’obtenir en langage machine, en insérant un NOP dans un programme. En effet NOP (No OPeration) ne fait rien, mais ça prend 2 cycles de microprocesseur, soit 2 µs dans le cas de l’Oric. Moi quand je ne fais rien, ça prend quand même plus de temps, heureusement ça n’arrive pas souvent !

    Temporisation à boucle

    Dans la plupart des programmes LM ainsi que dans les routines de la Rom, les temporisations sont basées sur des boucles. Mais vous verrez qu’il y a peut-être mieux à faire.
    Voici le principe d’une temporisation à boucle :

    C’est simple non ? Mais si on veut calculer le délai correspondant à cette valeur 5, ce n’est pas si facile. En effet, il faut tenir compte du nombre de cycles de microprocesseur que prend chaque instruction.
    De plus, très souvent ce nombre de cycle n’est pas une valeur fixe, mais dépend du contexte. Ainsi si LDX et DEX sont des cas simples car nécessitant toujours 2 cycles chacun, c’est plus compliqué avec BNE où trois cas peuvent se présenter :
    ● 2 cycles si le branchement n’a pas lieu.
    ● 3 cycles si le branchement a lieu (cas normal pendant la boucle).
    ● 4 cycles si le branchement a lieu avec un changement de page mémoire.
    Si on fait un bilan pour l’exemple ci-dessus, on a 2 cycles pour LDX, plus 4 fois 2+3 cycles (2 pour DEY + 3 pour BNE avec branchement) plus 1 fois 2+2 cycles (2 pour DEY + 2 pour BNE sans branchement) on arrive à un total de 26 cycles, soit 26 µs pour l’Oric, qui tourne à 1 MHz. Le calcul précédent peut se formuler ainsi : Le délai vaut D = 5Y -1 + 2 ( 1 pour le dernier BNE sans branchement et +2 pour le LDX initial).
    Le délai maximum pour une simple boucle est obtenu avec Y=#FF et se limite à environ 1,3 ms. (D = 256×5 -1 + 2 = 1281 µs). C’est exactement ce code que l’on trouve dans la Rom en #FAE1 pour la durée de ZAP.

    Temporisation à 2 boucles

    Si on veut obtenir un délai plus long, il faut imbriquer deux boucles. C’est ce qu’a fait Fabrice Broche pour OUPS, le nouveau son préprogrammé du Telestrat :

    Essayons de calculer le délai produit par l’exécution de cette routine :
    ● Pour les LDY et LDX d’initialisation : 4 cycles.
    ● Pour la 1e boucle : D = 256×5 – 1 = 1279 cycles (-1 pour le dernier BNE de la 1e boucle). Notez que cette 1e boucle se termine avec X=0 donc X est régénéré à sa valeur initiale pour la suite.
    ● Pour la 2e boucle : D= 96(1279+5) -1 = 123263 cycles (avec 1279 pour l’exécution de la 1e boucle et -1 pour le dernier BNE sans branchement de la 2e boucle). Notez que le temps d’exécution d’un tour de la 2e boucle inclus celui de l’exécution totale de la 1e boucle.
    Au total on a donc 123267 cycles, soit 123267 µs pour l’Oric. La durée théorique finale de OUPS est donc de 0,123 s (sauf si je me suis planté). On voit aussi que l’on peut simplifier ce calcul car il y a quelques cycles négligeables, par exemple les LDY et LDX initiaux et la réduction de 1 cycle pour BNE sans branchement. On arrive alors à un délai D = 96(1280+5) = 123360 µs, soit une approximation de +0,08%.
    Le délai maximum que l’on puisse obtenir avec 2 boucles avec X=#FF et Y=#FF est d’environ 0,33 ms.
    Le calcul simplifié donne D = 256(1280+5)=328960 µs. Ça risque de n’être pas assez dans certains cas. On pourrait ajouter quelques NOPs (2 cycles à chaque fois) dans la 1e boucle qui est exécutée 256×256=65536 fois. L’exécution s’allongerait alors de 65536×2=131072 cycles par NOP ajouté, c’est-à-dire 0,13 s, ce qui n’est pas négligeable. Mais, par exemple, pour atteindre un délai total de 1 s, il faudrait 5 NOP (131072 x 5 = 655360 cycles supplémentaires plus 328960 cycles initiaux = 984320 cycles, soit environ 0,98 s). Mais il ne serait pas raisonnable d’aller plus loin en accumulant les NOP.

    Temporisation à 3 boucles

    Si 1 s ne vous suffit pas, il faut ajouter une 3e boucle en utilisant le 3e registre du 6502 : L’accumulateur A (il n’existe pas de DEA pour décrémenter A, mais c’est facilement contournable). La temporisation maximale possible est tellement grande que l’on peut ajuster finement les valeurs respectives de A, Y et X pour obtenir un délai en chiffre rond. En voici un exemple pour obtenir un délai de 40 s. J’ai choisi cette durée afin de chronométrer la durée obtenue.

    Cette structure des boucles est nécessitée par la réinitialisation des compteurs au début de chaque boucle. A l’issue de la 1e boucle, X est automatiquement réinitialisé à zéro. Toutefois, cette remise à zéro est perdue dans le cas de l’exécution de la 3e boucle et doit être repositionnée. D’autre part, l’exécution de la 2e boucle se termine avec Y = zéro. Si l’on veut utiliser une valeur initiale de Y différente de zéro, il faut également repositionner Y. C’est pourquoi la 3e boucle ne se termine pas par un BNE BOUCL1, mais avec un BNE BOUCL3.
    En faisant abstraction de la durée réduite des BNE de fin de boucle et de 6 cycles pour les LDA, LDY et LDX initiaux, on peut faire le calcul simplifié suivant :
    ● L’exécution de la boule X dure D = 256×5 = 1280 µs.
    ● L’exécution de la boucle Y dure D = 156(1280+5) = 200460 µs soit environ 0,20 s
    ● L’exécution de la boucle A dure D = 200(200460+9) = 40093800 µs soit environ 40 s.
    En ajustant les valeurs de Y et A il est possible d’obtenir la durée dont on a besoin. Il suffit de faire quelques calculs avec les formules ci-dessus.
    Durée maximale possible avec une temporisation à 3 boucles (hors ajout de NOPs) : 84 s
    ● L’exécution de la boule X dure D = 256×5 = 1280 µs.
    ● L’exécution de la boucle Y dure D = 256(1280+5) = 328960 µs soit environ 0,32 s
    ● L’exécution de la boucle A dure D = 256(328960+9) = 84216064 µs soit environ 84 s.

    Temporisation avec le Timer 2

    Vous vous rappelez la simplicité de mise en œuvre de la commande Basic WAIT ? Si on consulte “L’Oric à nu” page 186, on peut examiner ce que fait cette routine. Le paramètre qui suit WAIT (nombre de centièmes de secondes de délai) est analysé, puis placé en page zéro aux adresses #33 (LL de a valeur) et #34 (HH de la valeur). Le registre A est initialisé avec #02 (n° du timer à utiliser), puis le registre Y reçoit le contenu de la mémoire #33 et X celui de #34. La routine #EEAB écrit la valeur YX dans le timer 2, lequel est décrémenté tous les centièmes de secondes. On lit l’état du timer 2 avec la routine #EE9D et on sort quand il tombe à zéro.
    Voici un exemple qui permet d’obtenir un délai de 40 s :

    Quelques mesures

    Pour vérifier les exemples, j’ai comparé ce que donnent WAIT 4000, TEMPOB et TEMPOT avec un Atmos réel, un Atmos sous Euphoric+DosBox et un Atmos sous Oricutron 1.2. Voici les résultats :

    Atmos réelEuphoricOricutron
    WAIT 400040s42s41s
    TEMPOB40s42s41s
    TEMPOT40s42s41s
    Temporisations mesurées

    L’Atmos donne les valeurs escomptées pour WAIT 4000, TEMPOB et TEMPOT. Par contre Oricutron donne des valeurs légèrement plus élevées, mais qui restent dans la limite de la précision de mon chronométrage. Pour Euphoric, c’est encore plus marqué, mais peut-être est-ce dû à DosBox. J’ai déjà remarqué ce défaut de réactivité avec DosBox dans d’autres situations.

    Conclusion

    La temporisation avec le timer 2 est plus facile à mettre en œuvre que les temporisations à boucles et devrait être utilisée préférentiellement pour les délais de 0,1 à 655 s (comme WAIT). Il n’en reste pas moins que pour les petits délais une simple boucle permet de temporiser jusqu’à 1281 µs (et éventuellement deux boucles pour aller jusqu’à 0,33 s). Il n’y donc que l’embarras du choix quant à la méthode à utiliser !

  • Radar Oric 2

    Une seconde version quelque peu améliorée

    par André C.

    Comme indiqué dans le sous-titre, il s’agit d’une version améliorée de Radar Oric (voir le CEO-mag n°358, pages 4 & 5 et RadarOric.dsk dans le fichier 358.zip). Outre de nouvelles commandes, cette version comporte 48 nouvelles grilles réparties en 3 niveaux de difficulté (1 Fastoche, 2 Faisable et 3 Fortiche). Autre petit plus : Le jeu est maintenant bilingue Anglais et Français.

    Rappel du synopsis

    Votre QG est attaqué par une flotte ennemie et pour vous défendre, vous disposez d’un tout nouveau radar couplé à un ordinateur dernier cri : l’Oric. Votre tâche est de localiser exactement la position de tous les bateaux ennemis, puis de déclencher un feu apocalyptique qui les anéantira.

    Vitesse de déplacement du curseur

    A l’usage, il est apparu que Radar Oric pouvait être amélioré.

    Tout d’abord, le déplacement du curseur trainait beaucoup trop lentement dans les 100 cases de la grille. J’ai donc un peu revu l’algorithme du jeu afin de perdre le moins de temps possible. Cela a entraîné une redéfinition des labels à attribuer aux cases. Ces labels, sont maintenant passés de 1 à 9 :

    1 – Case vide

    2 –  De l’eau (et sans sous-marin par-dessous !)

    3 – Élément de bateau présent mais indéterminé ou hypothèse de présence d’un élément

    4 – Sous-marin

    5 – Extrémité “gauche” d’un navire

    6 – Extrémité “droite” d’un navire

    7 – Extrémité du “haut” d’un navire

    8 – Extrémité du “bas” d’un navire

    9 – Élément du corps d’un navire

    La nouveauté importante est l’ajout du label 3 qui permet de placer des hypothèses, ce qui n’est pas du luxe pour les grilles de “Fortiches”.

    Autre innovation pour accélérer les déplacements : les mystérieuses commandes H et V. En fait, elles n’ont rien de mystérieux. C’est plutôt que je n’arrivais pas à décrire ces commandes de manière concise dans mon écran d’instructions ! Les commandes H ou V éditent la ligne Horizontale ou la colonne Verticale où se trouve le curseur. Cette édition consiste à marquer toutes les cases de la ligne ou de la colonne avec le label 2 (de l’eau), sauf si une hypothèse ou un élément de bateau est déjà présent. Cerise sur le bateau, le compteur des coups joués n’est pas incrémenté : non seulement vous gagnez du temps dans le déplacement du curseur, mais vous améliorez  vos performances, qui je le rappelle sont la combinaison d’un score maximum ET d’un nombre minimal de déplacements.  En outre, vous réduirez vos déplacements  car le curseur reste à la position initiale, ce qui vous permet d’atteindre des cases distantes sans perdre de temps pour vous y rendre et pour revenir !

    Nouvelles commandes

    Le jeu comporte maintenant 7 commandes au lieu de 4.

    Outre le commandes H et V décrites ci-dessus et les commandes déjà présentes dans la première version (flèches de déplacement, numéros de label pour les cases, R pour reprendre au début la grille en cours et S pour sauver la partie en cours afin d’aller faire dodo), la nouvelle version offre la commande L qui permet de charger (Load) la partie précédemment sauvegardée. Dans la première version de Radar Oric, on ne pouvait choisir cette option que lors du lancement du jeu. Recharger la partie sauvegardée sort donc maintenant de son rôle initial (reprise de la partie le lendemain).

    En effet, au cours de la résolution d’une grille complexe, lorsque plusieurs possibilités s’offrent à vous, il est intéressant d’effectuer une sorte de point de restauration avec la commande S. Si la voie dans laquelle vous vous étiez engagée se révèle erronée, il vous suffit de restaurer l’état précédent avec la commande L et de tester une autre hypothèse. La commande R au contraire régénère la grille à son point de départ. Cette commande sert en principe à repartir sur un bon pied lorsque la situation est devenue trop embrouillée. Le score affiché est alors celui qui était présent lors du chargement initial de cette grille et non celui qui était acquis au moment “du point de restauration”. J’espère que vous apprécierez la meilleure jouabilité de Radar Oric 2 et que ce petit jeu de réflexion vous apportera quelques moments agréables…

  • Des programmes pour votre Oric

    de Michel Piot, Cedic/Fernand Nathan (1983)

    Des nouvelles de la Librairie Oric de CEO

    Notre Librairie Oric compte environ 80 livres en Français, Anglais et Espagnol, mais malheureusement, à ma connaissance, aucun en Allemand, ce qui est fâcheux pour nos cousins germains. Les ouvrages  les plus importants y figurent, grâce au dévouement de Jérôme et de Didier, sans oublier ceux qui ont envoyé des livres ou des scans. Mais il en manque encore pas mal et nous comptons sur vous pour contribuer à enrichir cette collection. L’ouvrage présenté aujourd’hui m’a été transmis par quelqu’un ayant appris indirectement que je m’intéressais à l’Oric. Comme quoi toutes les voies sont bonnes ! Je l’ai donc scanné et OCRisé et il est maintenant disponible en téléchargement :

    Comment accéder à la Librairie du CEO?

    L’url https://oric.bqtt.net/doku.php?id=private:librairie n’est plus valable, mais la page https://ceobeta.oric.org/doku.php?id=private:librairie est encore active. Je suppose que son équivalent définitif sera bientôt mis en ligne. En effet, La refonte en cours du site oric.org et de la page du CEO est un énorme travail et vous comprendrez qu’il entraîne forcément quelques inconvénients. En cas d’urgence, vous trouverez tous ces livres sur mon site.

    Des programmes pour votre Oric

    Il s’agit d’un livre d’initiation à l’Oric-1 comportant 24 petits programmes d’application.

    Pratiquement tous les éditeurs ont publié ce type de bouquin et même souvent plusieurs (avec les mêmes auteurs ou avec des auteurs différents). A l’époque, il devait donc s’agir d’un marché juteux. La plupart du temps ces livres ont été publiés dans l’urgence lors de la sortie d’un nouvel ordinateur. La concurrence entre les maisons d’édition était féroce. Il en a hélas résulté que nombre de ces livres ne sont pas d’une qualité transcendante. Cependant, la bibliothèque du CEO se veut d’être exhaustive, autant que possible, et il fallait donc faire une petite place pour le livre de Michel Piot.

    Le contenu de ce livre

    Il est maigre : 120 petites pages, dont en annexe, les codes Ascii et les attributs ! Ces deux annexes font grise mine à côté de celles, abondantes et bien faites, du manuel de John Scriven, livré avec l’Oric-1 (téléchargeable dans la librairie du CEO).

    Le coté initiation se fait au fur et à mesure des programmes proposés. L’auteur a cherché à utiliser un maximum de commandes Basic pour en illustrer l’emploi. Etant donné la faible épaisseur du livre, Michel Piot aurait pu développer un peu le chapitre 15 “Le Basic de l’Oric” du manuel de John Scriven.

    Pendant que j’en suis aux récriminations, les illustrations (des photos de l’écran réel) sont souvent illisibles. Enfin, les listings sont issus d’une imprimante à aiguilles et certaines lignes sont réfractaires à toute OCRisation. Je doute qu’il soit possible de récupérer un listing utilisable. En règle générale, on est toujours obligé d’apporter des retouches aux listings issus d’une OCRisation, mais là, ça ne me semble pas rentable.

    Je vais être plus positif avec les 24 programmes proposés qui sortent souvent des sentiers battus habituels (chenille, pendu etc.) et on peut y trouver quelques belles idées qui pourraient servir de point de départ pour un développement plus conséquent… Je vous laisse le soin de les explorer…